Animation japonaise : les meilleurs films à voir !

Image du film AKIRA

Ce n’est un secret pour personne : le cinéma d’animation japonais ne s’adresse plus à un public de niche depuis longtemps. Il fut d’abord boudé dans les années 90 en Occident car les « dessins animés » étaient considérés pour les enfants.

Et vu la grande violence ou les images à caractère sexuel de certains de ces films, on peut comprendre la mauvaise réputation qu’ils ont eue dans un premier temps.

Pourtant bien vite Disney a distribué les films Ghibli en Europe et aux Etats Unis, contribuant à une meilleure classification des films et en leur démocratisation. Adultes, enfants, adolescents, tout le monde semble faire un plébiscite unanime à ce cinéma qui change des standards d’animation occidentaux.

Que vous soyez connaisseurs ou non, voici donc une petite sélection subjective de quelques perles de l’animation japonaise à (re)découvrir…

Image du film ghost in the shell

 


Films d’animation japonais : les grands classiques

 

Akira

Image du film AKIRA

Tetsuo, jeune adolescent rebelle, est victime d’expériences visant à développer ses capacités psychiques. Révolté, Tetsuo s’organise pour lutter contre ce système qui l’a rendu victime aux mains des grandes multinationales. Il se rend alors compte qu’il est peut être Akira, cet enfant élu aux pouvoirs immenses vanté dans une légende populaire. Guidé par sa destinée, il se met en tête de délivrer Néo Tokyo de la violence qui la ravage depuis 30 ans.

Un élu, une esthétique très bleue et verte avec des tuyaux partout, une réalité parallèle développée par des êtres malsains : Akira, par bien des aspects, a été une source d’inspiration majeure de Matrix, chef d’œuvre du cinéma d’action des années 2000.

Son histoire complexe et ses symboliques profondes en font une œuvre à voir et à revoir, mais surtout à analyser. Près de 30 ans après sa réalisation ce film continue à faire couler l’encre des critiques qui publient régulièrement de nouvelles analyses, théories ou thèses philosophiques à propos de ce film.

Très en avance sur l’animation de son temps, ce film magistral a su développer un univers graphique unique et marquant : aucun doute sur le plan visuel, il n’y a qu’un seul Akira. Souvent imité ou utilisé en source d’inspiration, Akira reste un film qui de part la complexité de son histoire et la profondeur de son sujet n’a jamais été égalé ou dépassé à ce jour.

 

Ghost in the Shell

Image du film ghost in the shell

L’histoire prend place dans le futur. Le Major est une humaine sauvée d’un accident dont la quasi totalité du corps a été robotisé pour lui permettre de survivre. Son corps modifié lui donne des capacités extraordinaires dont elle se sert pour lutter contre des criminels. Et elle est la seule à pouvoir faire face à une menace d’un nouveau genre : des pirates qui hackent les esprits des gens pour les contrôler. C’est en enquêtant sur cette affaire que le Major découvre que sa vie n’a pas été sauvée mais qu’elle a été utilisée. Elle va chercher à en savoir plus sur qui elle est réellement et à se venger de ceux qui lui ont volé sa vie.

Le remake américain a peut être de bons arguments mais rien ne vaudra jamais la « claque » du Ghost in the Shell originel. L’animation, à couper le souffle, est mise au service de la traque épique du Major pour retrouver son identité.

Et là où Akira peut effrayer par la complexité de son scénario, the Ghost in the Shell peut se targuer d’avoir un scénario clair qui reste profond malgré sa fluidité. Et la réflexion philosophique sur la relation entre les hommes et les machines est toujours d’actualité à l’heure où la robotique prend toujours plus de place dans notre quotidien.

Qu’on le prenne comme un thriller, une œuvre SF, un revenge movie ou comme une œuvre proche du surréalisme, the Ghost in the Shell est un classique incontournable qui a inspiré des chefs d’œuvre comme Dark City et reste définitivement un classique intemporel.

 

Perfect Blue

Image du film perfect blue

Un Black Swan à la japonaise, qui dit mieux ?

On suit l’histoire de l’Idol Mima, déjà très populaire grâce à son groupe les Cham, qui le quitte pour suivre une carrière d’actrice. Elle trouve un rôle dans une série populaire. Elle est entourée de ses deux agents Tadokoro et Rumi, elle même une ancienne chanteuse qui la guide sur la voie du succès.

Dès sa reconversion, des événements inquiétants et étranges se produisent : elle reçoit des menaces chaque jour, une personne crée un site nommé « Chez Mima » qui raconte le moindre de ses faits et gestes, et l’un de ses fans se retrouve assassiné. Le tournage de la série continue malgré tout, et l’ancienne Idol est de plus en plus assaillie d’hallucinations alors que son personnage dans la série prend une tournure de plus en plus sombre.

Ce film décrit à travers la chute de l’Idol le danger de mêler vie privée et publique au sein d’une société où le culte de la personnalité est tout puissant. Perfect Blue fut réalisé avant l’avènement des réseaux sociaux et pourtant les dérives sur Internet observées dans ce film restent très actuelles.

On ne peut s’empêcher de penser à des affaires de harcèlement par Facebook ou Twitter qui ont détruit bien des vies ces dernières années. Au-delà de son rapport au monde de l’image, Perfect Blue interroge aussi sur la perte de repères des artistes dans une société du spectacle qui cherche à les lisser au maximum pour les ériger en nouvelles déités modernes.

Le public, évoqué dans ce film comme une entité unique, réagit d’une seule et unique voix pour condamner ou glorifier les actes d’une héroïne perdue dans cet univers. Au final, Perfect Blue réactualise magistralement le vieil avertissement donné par Icare qui s’est brûlé les ailes à vouloir briller trop haut dans le ciel.

 


Films d’animation japonais : les films d’action

 

Le roi des ronces

Image du film roi des ronces

Le Roi des Ronces a tout pour devenir un futur classique de SF.

En 2012, un virus nommé Medousa ravage l’humanité et tue 100% des personnes infectées. Le gouvernement mondial décide de cryogéniser une centaine d’individus, choisis au hasard dans la société, dans l’espoir qu’une cure soit trouvée dans le futur. Seules 7 personnes se réveillent pourtant des années plus tard. Le complexe scientifique, à l’abandon, est envahi de ronces et de créatures sanguinaires. Les 7 personnes vont devoir s’organiser pour survivre et enfin rejoindre l’extérieur pour trouver une réponse à leurs questions.

Amateurs d’Akira, Inception, et The Ghost in the Shell, Le Roi des Ronces est une nouvelle perle cinématographique à dévorer d’urgence.

Si le scénario, extrêmement complexe surtout sur la fin, nécessitera sans doute plusieurs visionnages pour en venir à bout, le travail d’ambiance et la tension de tout le film séduisent dès les premières minutes. L’animation, sublime, est dans le standard haut de ce à quoi nous ont habitué les studios japonais.

Si le propos sur les dérives d’une société guidée par le profit et l’argent et sur la nécessité de mettre de côté ses différends pour survivre n’a rien de révolutionnaire, le résultat reste séduisant et rondement mené. Il semble condenser en son sein le meilleur du cinéma post-apo de ces dernières années et de la SF symboliste pour proposer un pot pourri sympathique. Hors de question, donc, de bouder son plaisir.

 

Princesse Mononoke

Image du film princesse mononoke

Miyazaki, Miyazaki, Miyazaki. Evidemment, Miyazaki. Comment traiter du cinéma d’animation japonais sans lui ? Véritable maître de cet art, il est souvent le premier point d’accès au grand public jusqu’au cinéma japonais.

Et autant le grand public est connu pour avoir des goûts de chiotte, autant sur ce coup là il ne s’y est pas trompé. Tirer un film essentiel de toute sa filmographie n’est pas chose aisée. S’il a conquis l’occident avec Le Voyage de Chihiro qui est son œuvre la plus populaire, des films plus adultes comme Porco Rosso ou plus enfantins comme Totoro sont une part essentielle de sa création.

Concentrons nous sur un de ses films, choisi arbitrairement, mais n’oublions pas que toute sa filmographie est à consulter sans réserve.

Princesse Mononoké, donc, conte l’histoire d’Ashitaka, jeune guerrier de la tribu des Emishi frappé par une malédiction. Pour se guérir, il part à l’ouest dans la forêt où se cache les esprits de la nature à qui il va implorer le pardon. Près de la forêt vit Dame Eboshi, une jeune femme au caractère dur qui soigne des lépreux dans sa cité. Elle mène une guerre sans pitié avec les esprits de la forêt qui chaque nuit attaquent sa cité. Dans la forêt Ashitaka rencontre San, une jeune femme élevée par les loups qui mène une guerre sans pitié à Dame Eboshi qui détruit chaque jour un peu plus la nature. Dans ce conflit Ashitaka devra apprendre à chacun des partis à faire des compromis pour vivre en paix.

Ce conte écologiste sans pathos a le mérite de ne jamais tomber dans du manichéisme primaire. S’il dénonce les dérives des êtres humains qui détruisent la nature, il dénonce aussi la violence d’une nature injuste et cruelle envers ceux qui la peuple.

Chaque acte des personnages est lourd de sens, chacune de leur décision prise avec logique même lorsqu’elle doit justifier l’usage de la violence. Comme dans tout Miyazaki, l’espoir côtoie de près l’injustice et le film est teinté d’une poésie permanente qui donne un sens profond à chacun de ses aspects.

 

Redline

Image du film REDLINE

Dans un univers régi par un gouvernement totalitaire, une course de voitures clandestine réunit toutes les planètes de l’univers. Cette course est la plus difficile et la plus mortelle de toute la galaxie, mais elle est aussi un espace d’opportunités pour des concurrents qui, bien souvent, viennent tenter leur dernière chance de survie dans cette course.

Un mélange entre Jojo’s Bizarre Adventure, Mad Max et One Piece : c’est ainsi que je définirais sans doute le mieux RedLine. Malgré le sérieux de son fond sur la perte de liberté dans une société totalitaire, son ambiance est totalement délurée.

Le chara designs des personnages, les véhicules ou même les chansons utilisées semblent tout droit sortis d’un trip hallucinogène. Et putain, que c’est bon.

Ce film ne possède quasiment pas de temps mort et son scénario, ultra simple, lui permet d’aller à 100 à l’heure. Son animation dantesque et ultra fluide semble signer un renouveau dans le cinéma d’animation japonais en intégrant de nouvelles techniques héritées du jeu vidéo à de l’animation 2D traditionnelle. Les scènes de courses survitaminées offrent une dose d’adrénaline proche des sensations offertes par Mad Max : Fury Road récemment.

Redline fut une des meilleures surprises de ces dernières années, et semble prouver que Ghibli n’a désormais plus le monopole de la création de films d’animation au Japon.

 


Films d’animation japonais : des films plus émouvants

 

La colline aux coquelicots

Image du film la coline

Ce film, réalisé par le fils de Hayao Miyazaki, prouve que la relève est assurée.

Il raconte l’histoire d’Uminote qui doit s’occuper de ses frères et sœurs alors que son père, marin, est mort durant la guerre de Corée quelques années plus tôt. Chaque jour, elle lève les drapeaux devant la maison, un rituel qu’elle avait l’habitude de faire du vivant de son père. Un jour, elle lit dans le journal un poème qui fait allusion à ce lever de drapeau. Elle cherche alors à retrouver l’auteur du poème. En parallèle, des élèves d’un lycée de garçons s’opposent à la destruction d’un bâtiment nommé le Quartier Latin, une sorte de foyer populaire censé être détruit pour construire un nouveau bâtiment ultra moderne. C’est dans ce contexte que Shun, le délégué des élèves, et Uminote, qui le soupçonne d’avoir écrit les poèmes sur le lever du drapeau, vont se rencontrer et vont tout faire pour sauver le bâtiment.

Si ce film s’ouvre sur une famille bouleversée par un drame (la perte du père d’Uminote), il ne cesse tout au long de son déroulement de s’illuminer. Sans jamais sombrer dans le pathos, il parle avec tendresse et humanité du deuil qui s’inscrit dans le quotidien.

En suivant l’éclosion des coquelicots qui sont le fil rouge du film, métaphore du renouveau, le film porte à se concentrer sur les petits bonheurs quotidiens pour combler la perte. En plus de ces instants très tendres servis par une musique de maître, il y a aussi des instants de comédie bienvenus qui permettent au film de ne jamais être grave.

Les passages avec les lycéens qui sauvent leur quartier Latin sont extrêmement drôles et joyeux, et offrent une vision utopiste et optimiste d’une jeunesse prête à faire front commun pour défendre une cause.

La colline aux coquelicots est une une sorte de feel good movie teinté de nostalgie et de mélancolie qui pousse à porter un regard plein d’espoir sur l’avenir.

 

Les souvenirs de Marnie

Image du film souvenir de marnie

L’histoire conte l’arrivée d’Anna, une jeune fille solitaire et rêveuse, dans une petite contrée perdue près de Hokkaido. Anna est une adolescente problématique, solitaire et aux réactions parfois violentes depuis qu’elle a perdu ses parents en étant petite, décédés dans un accident de voiture. En arrivant dans cet endroit, elle semble s’ouvrir peu à peu au monde. Un jour, alors qu’elle joue près d’un lac, elle fait la connaissance de Marnie, une fille de son âge qui vit isolée dans un grand château de l’autre côté du lac. Elle semble être la seule à remarquer sa présence, alors elles font de leurs retrouvailles un secret qui les met en joie.

Le cœur de ce film est teinté d’aspects fantastiques et merveilleux qui tiennent en haleine jusqu’à la fin. Marnie, dont tout le monde semble parler avec déférence, est le fil conducteur de tout le film, et son destin, son passé ainsi que son identité réelle sont les clefs du mystère du film.

S’il est appréciable de le regarder dans un premier temps pour connaître le fin mot de l’histoire et s’attacher au scénario, il est agréable de le revoir par la suite pour comprendre toutes les implications des enjeux de l’histoire.

Les souvenirs de Marnie aborde des thèmes aussi durs que le deuil, le sentiment de ne pas être aimé et la non conformité au monde avec une tendresse et une justesse qui ne le font jamais sombrer dans le pathos.

Si, au début, le personnage d’Anna peut rebuter de part son égoïsme et ses réactions violentes, sa colère profonde se comprend de plus en plus au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire. Car c’est là la vraie force du film : d’être à échelle humaine.

On a la sensation en tant que spectateur d’évoluer autant que les personnages durant le film. La fin, déchirante, signe une histoire poétique et émouvante comme il est rare d’en trouver.

 

Le tombeau des lucioles

Image du film tombeau des lucioles

Si Miyazaki est considéré comme le grand maître du cinéma d’animation japonais, la seconde place revient sans doute à Maitre Takahata. Auteur de chefs d’œuvre comme Pompoko ou encore Goshu le Violoncelliste, c’est pourtant sur Le Tombeau des Lucioles que nous allons nous attarder aujourd’hui.

Ce film conte l’histoire de Seita et de sa sœur Tetsuko perdus dans l’horreur de la seconde guerre mondiale. Ils errent dans une Tokyo dévastée par les bombes, à la recherche de leur mère, qui meurt quelques temps plus tard. Ils sont alors obligés de se réfugier chez leur tante, qui leur mène la vie dure, vole leur ration de nourriture et revend des objets de leur mère sans leur demander. Exclus de leur propre famille, ils décident d’aller vivre avec leurs propres moyens dans la forêt environnante où vivent des milliers de lucioles.

Ce film cru et sans concession est un portrait juste et émouvant du quotidien de vies innocentes perdues dans l’horreur de la guerre. Si un Gen d’Hiroshima avait eu le mérite de raconter la tragédie d’Hiroshima en la théâtralisant pour en faire ressortir toute la souffrance, Le Tombeau des Lucioles est bien plus frappant de part sa simplicité. Toutes les situations auxquelles sont confrontés ces enfants sont réalistes, affreuses, et deviennent universelles dans la banalité des tragédies qu’ils traversent.

Si la narration à la première personne au début du film et quelques passages fantasmés en flash back peuvent par moment théâtraliser le film, il est bien plus souvent sobre et tout en retenue. Seule la musique, intense, mélancolique, vient ponctuer des scènes déchirantes.

Si l’horreur de la guerre est dépeinte sans détours, des petits bonheurs quotidiens, des jeux, des bons repas ou instants de répits ponctuent le film d’instants de joie illusoires entre deux lâchers de bombes.

Chaque instant d’espoir et de joie n’est que synonyme d’une chute encore plus dure pour ces vies broyées pour lesquelles aucun espoir de guérison n’est possible.

 


Bonus : 3 films animés japonais pour les enfants

Et oui, car l’animation japonaise, ce n’est pas que pour les adultes !

Trois petites pépites qui pourront changer des Disney et apportent beaux messages et animation de qualité pour le divertissement des enfants… Et que les parents peuvent aussi prendre grand plaisir à suivre.

 

Mon voisin Totoro

Image du film TOTORO

Il conte l’histoire de deux petites filles qui viennent s’installer avec leur père dans une maison de campagne. Ils déménagent afin de se rapprocher de la maison de repos de leur mère, hospitalisée pour une raison mystérieuse. Tristes et malheureuses dans cette campagne où elles ne connaissent personne, elles vont bientôt découvrir l’existence de créatures merveilleuses tout près de chez elle, dont le fameux Totoro. Grâce à la découverte de cet univers merveilleux, elles vont petit à petit apprendre à aimer cet endroit et à s’approprier un lieu qui leur était au début étranger.

La figure débonnaire de Totoro, sorte de mix entre un ours et un panda, est devenue un symbole de quiétude et de mignonitude. Et c’est bien ce qui pourrait définir l’entièreté de ce film : mignon. Adorable. Trop choupichoupinou. Et surtout, surtout : jamais niais.

La fable écologique et adorable des enfants vivants à côté de ce monstre invite aussi à ne pas avoir peur de l’inconnu et à se rapprocher de la nature dans une recherche d’harmonie.

 

Le royaume des chats

Image du film royaume des chats

Le Royaume des Chats peut être regardé en même temps que « Si tu tends l’oreille » dont certains personnages se retrouvent dans les deux univers..

Le royaume des Chats conte l’histoire de Haru, une jeune lycéenne rêveuse qui sauve la vie d’un chat dans la rue. Celui ci s’adresse alors à elle et décide, pour la remercier, de l’inviter au Royaume des Chats. Ce royaume est un lieu mythique où les chats parlent et se tiennent sur deux pattes. Elle y fait la connaissance du Baron, un chat dandy aux bonnes manières qui la guide dans ce monde. Malgré elle, elle va se retrouver impliquée au cœur d’un conflit politique intense qui risque de la forcer à rester à jamais dans ce royaume.

Cette aventure rocambolesque et bon enfant propose des univers originaux et atypiques ainsi que de très bons moments de comédie. Même si son fond est relativement classique (« dépassons nos différences », «le dépassement de soi » et autres poncifs moraux), il reste un excellent divertissement servi par une animation de qualité et des instants mignons le rendant parfait pour les enfants.

 

Le compte de la princesse Kaguya

Image du film princesse kaguya

Ce film reprend un des contes fondateurs du Japon, le tailleur de bambou.

Un tailleur de bambou retrouve, dans la forêt dans laquelle il a l’habitude de travailler, une fleur et dans la fleur, une toute toute petite fille. Le tailleur de bambou voit ça comme un signe et décide avec sa femme d’élever ce petit bébé qui grandit à vue d’œil, bien plus rapidement qu’un enfant normal. L’enfant commence sa croissance au milieu de la nature. Un jour, alors que le tailleur de bambou retourne dans la forêt, il voit à nouveau la lueur mystérieuse émaner d’un bambou. Il le taille et trouve de l’or à l’intérieur. Pour lui, c’est un signe : la petite fille est une princesse et doit, depuis lors, être élevée comme telle. Ils déménagent donc à la ville où la princesse est élevée dans un somptueux palace duquel elle ne peut sortir. Elle repense avec nostalgie à sa liberté et à la nature, et attend, malheureuse, que sa vie évolue en mieux.

Le style graphique tout en esquisse rappelle les estampes de Hokusai, grand maître de la discipline. Ce style dynamique fait la part belle au personnage de la petite princesse éprise de liberté, en mouvement perpétuel.

Ce film est une ode à la liberté et à l’imagination, à ne pas enfermer les enfants dans des carcans trop étouffants. L’aspect merveilleux hérité du conte offre un univers subtil et poétique à ce conte à la jolie morale.

 


Pour conclure

Longtemps considéré comme un cinéma de niche, le cinéma d’animation japonais ne s’adresse plus depuis longtemps uniquement aux cinéphiles. Le grand public semble y trouver son compte, et les productions des studios Ghibli restent des succès d’année en année.

Pour autant, des productions alternatives existent aussi, et le tout puissant studio semble parfois occulter ceux qui tentent de grossir en marge. Des succès de studios émergeants comme Redline peuvent cependant nous porter espoir, non pas d’un renouveau du cinéma d’animation japonais qui est en cours depuis longtemps en Orient, mais bien d’une meilleure distribution de ce cinéma dans ces contrées.

Dis-moi en commentaire ce que tu penses de cette sélection et n’hésite pas à partager les autres pépites du cinéma d’animation japonais que tu adores.

 


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1 commentaire

  1. MissJap

    16 mai 2017 à 13 h 30 min

    Woah !!! Trop Top ton article.

    J’ai vraiment envie de découvrir Les souvenirs de Marnie

    Un grand merci pour cette article 😉

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