Gatsby Le Magnifique ou Leonardo DiCaprio l’homme idéal

Après l’amour impossible de Roméo + Juliette et de Moulin Rouge, voilà celui de Gatsby Le Magnifique. Encore.

J’aime la musique. J’aime la musique ET les caméras shootées au LSD. Or tout le cinéma de Baz Luhrmann est basé sur ces deux points. Une débauche d’effets visuels explosant dans tous les sens avec des travellings à l’avant, puis à l’arrière, puis re à l’avant etc. ainsi qu’une omniprésence musicale dictant l’état émotionnel de la scène. Car ce qui importe dans son cinéma, ce n’est pas si la musique est anachronique (Police dans Moulin Rouge, Jay Z dans Gatsby Le Magnifique), mais avant tout ce qu’elle véhicule. Que tous les fans des débuts ne perdent pas espoir, la bouse niaise qu’était « Australia » a vite été oubliée, ici, Baz renoue avec son premier amour : le cinéma qui explose.

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No church in the wild

1922. L’économie n’a jamais été aussi bonne, les courtiers de Wall Street s’en mettent plein les poches, les revendeurs d’alcool profitent de la fin de la prohibition pour renflouer les caisses. Les classes populaires sortent, dansent, boivent et reboivent encore. C’est l’époque de l’opulence et tout le monde en profite pour fêter ça. En résumé : YOLO avant l’heure. Au milieu de tout ce petit ce petit monde, Nick Carraway (interprété par Tobey « Mon jeu a pas évolué depuis SpiderMan » Maguire) s’installe dans la banlieue New Yorkaise, afin de devenir courtier en bourse. Il vit non loin de sa cousine, Daisy (Carey « J’ai des yeux de biche » Mulligan) et a pour voisin un homme mystérieux tout le monde parle sans jamais l’avoir vraiment vu… Jay Gatsby.

Le principal défaut que tous les critiques envoient au visage du pauvre Baz Luhrmann pour son film Gatsby est sa débauche visuelle, présente pour cacher un manque de fond assez triste. Et bien sachez que je les emmerde. Je les emmerde parce que Gatsby est sûrement en termes de mise en scène et de propos dramatique l’œuvre la plus aboutie de son cinéma. Rien que ça. Passant à la 3D afin que tous ces effets prennent de l’ampleur, ils y prennent surtout une nouvelle vie. Notre regard arrive, ENFIN, à analyser chaque élément du décor avec émerveillement et, bien que je considère « Moulin Rouge » comme une œuvre magnifique, je dois avouer que certaines scènes me perdaient un peu. Ici ce n’est plus le cas. On profite du spectacle pleinement.

Love is Blindneeeeess! I don’t want see!

Il n’y a qu’UN thème dans le cinéma de Baz. UN seul, qu’il a traité dans tous les sens mais qu’il maîtrise à la perfection, c’est celui de l’amour impossible. Gatsby Le Magnifique ne déroge pas à la règle mais tente une réflexion allant plus loin que le simple « Je t’aime, moi non plus ». Ici, cette relation n’influe pas seulement dans les personnages principaux, mais se reflètent dans les secondaires. Ceux-ci sont là pour servir de conteur, d’intermédiaire ou encore de confident à cette histoire, ce qui influe par la suite dans la leur. Ils sont le passif de l’actif des héros. Jusqu’au final, grandiose, donnant un sens à tout cela, mais aller plus serait du spoil de bas-étage… Gatsby, c’est enfin la consécration pour un réalisateur qui, même s’il rabâche son style, a atteint la perfection dans celui-ci. Servit par des acteurs de qualité, Leonardo en tête, et une BO que je me passe en boucle depuis une semaine, Gatsby saura à la fois vous retourner la tête avant de vous la faire fondre en larme. Baz, fais-moi pleurer encore comme ça, c’est vraiment bon.

Verdict : Top 250

> Détail du film Gatsby Le Magnifique sur Top 250

Victor (alias Inthepanda). INTHEPANDA est une chaîne Youtube regroupant la chronique fiction "Unknown Movies" réalisée par Victor Bonnefoy, ainsi que toutes ses autres productions. Page Facebook : @InThePanda - Profil Top250 : MrPanda.

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