Le Cinéma WTF japonais c’est quoi ?

Salut les survivants ! Ça roule ????

Alors aujourd’hui on va s’intéresser au cinéma japonais, qui est l’un des plus vieux créé, mais aussi l’un des plus importants économiquement et artistiquement. Il recèle évidemment bon nombre d’œuvres cultes, intimistes, traditionnelles, mais il est également celui qui est peut-être le plus prolifique, le plus fou et le plus débridé dans le cinéma What the Fuck (WTF) ! Un cinéma tellement prolifique que ce dossier sera divisé en deux parties.

Une première partie dès maintenant, où l’on va s’intéresser à l’origine de ce cinéma et une seconde partie qui parlera de son apogée. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, et ne vous inquiétez pas on va en voir du WTF, je pense qu’il est intéressant de connaître un peu mieux la genèse et l’évolution du cinéma japonais afin de découvrir comment on a pu aboutir à des films aussi fous que RoboGeisha (2009) ou encore Dead Sushi (2012).


 

Le Cinéma WTF japonais : ses origines

Dès 1896, le Japon fut un des premiers pays à découvrir les premiers films de l’Histoire du cinéma. Des films réalisés par Thomas Edison à l’aide du Kinétoscope, présentés à Kobe. Ainsi et très rapidement, les premiers films japonais vont être réalisés par Shibata Tsunekichi qui filmera des scènes de rue et des geishas.

Mais le premier réalisateur à vraiment utiliser le cinéma de manière artistique est Daisuke Ito qui réalisera notamment Journal de voyage de Chuji en 1927. Il faut qu’à cette époque, la tendance du cinéma japonais était déjà à la critique du capitalisme ! Mais la censure a vite mis fin à cette contestation…. Et c’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi autant de films japonais sont tournés autour du foyer et de la vie quotidienne, une tradition forte qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Ce fut donc le premier âge d’or du cinéma japonais, avec des films comme Gosses de Tokyo (1932) de Yasujirō Ozu, L’Elégie de Naniwa (1936) et Les Sœurs de Gion (1936) de Kenji Mizoguchi.

Puis vient le 26 février 1936 et son coup d’état échoué au Japon qui fait basculer le pays dans le militarisme à l’aube de la guerre sino-japonaise. Résultat, chaque film réalisé sera fait sous contrôle du gouvernement qui censurera tout ce qui ne lui plait pas, avant même le tournage !

Vous allez me dire, au moins ça fait faire des économies… Et je peux vous dire que c’est strict hein ! Y’a quand même un film intitulé Le Goût du riz et du thé vert qui ne passe pas cette censure et que le public ne verra qu’en 1952!

Bon, en vérité c’était dû au fait que le film dénonçait les bourgeois qui kiffaient leur vibe avec leur p’tit thé et leur riz en pleine guerre pendant que le peuple en chiait des ronds de chapeau. La censure va d’ailleurs si loin que seules deux fictions par mois sont autorisées et qu’en plus elles doivent être produites uniquement par deux boîtes de prod. D’ailleurs, c’est à l’époque de ces films de propagande que sont mises au point certaines techniques qui seront par la suite utilisées pour Godzilla (1954) !

Puis en 1946, une fois la seconde guerre mondiale terminée, la censure s’arrête au profit d’une autre, imposée cette fois par les Américains. Et c’est à cette époque que le cinéma japonais connaîtra son deuxième âge d’or avec notamment les films de Kurosawa.

Deuxième âge d’or, car c’est durant cette période que les premiers films de genre japonais sont tournés. C’est le début des Kaiju-eiga, plus communément appelés « films de monstres ». Débarque alors sur les écrans le premier Godzilla d’Ishirō Honda qui catalysera le traumatisme des deux bombes nucléaires lâchées sur le Japon durant la seconde guerre mondiale.

Et là on voit déjà à quel point le cinéma peut déclencher certaines réactions, certaines pulsions, chez le spectateur et donc chez le citoyen.

À cette époque apparaissent de nouveaux studios comme le fameux studio Nikkatsu dont on parlera plus tard, entraînant la naissance d’un grand nombre de films reposant sur la violence et la sexualité débridée avec notamment les pinku eiga (films érotiques). On a donc là les prémices de ce qui sera l’essence même des films WTF japonais, mélangeant érotisme, humour et violence. Ainsi en 12 ans, de 1956 à 1968, plus de 40 séries B vont être réalisées.

Puis le Japon verra également débarquer la Nouvelle Vague, composée principalement de trois réalisateurs bien rebelles que sont Nagisa Ōshima, Yoshishige Yoshida et Masahiro Shinoda. Ils vont énormément subir la censure face à leur propos engagés contre le traité de sécurité américano-japonais. C’est par exemple le cas de Contes cruels de la jeunesse (1960), retiré seulement 4 jours après sa sortie en salle. Et c’est pour échapper à cette censure que vont arriver de nombreuses productions indépendantes, permettant la naissance des films WTF japonais comme Big Tits Zombie (2010) !

Les années 70 de leur côté, voient l’arrivée des films de yakuza et donc du gore avec l’apparition de nombreuses morts ultra violentes. Alors que l’on pourrait penser que la censure va s’acharner sur ce cinéma, elle continuera surtout à s’attaquer au cinéma érotique, ce qui aura comme réponse la naissance d’un des plus grands films érotiques japonais produit par un français et réalisé par Oshima : L’Empire des sens (1976).

Puis l’arrivée des années 80 et 90 vont mettre fin au joug des grands studios et quasi tous les grands films vont se faire autour des productions indépendantes, offrant la liberté nécessaire à leur vision. C’est ainsi qu’on voit apparaître notre bon vieux Takeshi Kitano, à qui le cinéma doit beaucoup. À cette époque, il jouera dans des films comme Furyo (1983) et réalisera son premier long métrage, Violent Cop (1989).

Ce sont des années très difficiles où les Japonais, de part le capitalisme, se sentent tellement en compétition sociale les uns les autres qu’ils vont exploser le taux de suicides. Ce sera d’ailleurs la thématique principale des films des années 90 et le personnage de Takeshi Kitano dans Sonatine (1993) illustre à merveille ce propos.

Mais pour rester positif, ce sont les années 90 qui ont permis l’apparition de bons nombres de films d’horreur japonais qui étaient jusqu’alors quasi toujours refusés par les producteurs. C’est à la croisée de tous ces styles que vont naître dans les années 2000 les films les plus WTF que le cinéma ait connu ! Et c’est ce dont nous allons parler maintenant !

Le cinéma WTF japonais a eu son apogée entre 2008 et 2012, notamment sous le label Sushi Typhoon. Mais avant de parler de ce label devenu culte dans le WTF, il est intéressant de voir d’où il vient et quelle en a été son origine.

Au début des années 2000 et après le cultissime Ring d’Hideo Nakata sorti en 1998, la J-Horreur n’était alors non plus tournée vers le gore comme elle le fut jadis avec par exemple les ero-guro, mélange d’érotisme et de gore. Elle s’oriente vers toute une tripotée de films avec des fantômes désarticulés et bien malsains, marque de fabrique du cinéma d’horreur japonais qu’Hollywood a bien maladroitement essayé de reprendre à son compte. Ainsi, il en était fini du gore au pays du Soleil levant, là où c’était une véritable tradition dans leur cinéma d’exploitation malgré toutefois une série de splatters beaucoup plus sérieux qui occupèrent les années 90.

Heureusement, quelques irréductibles étaient encore là, plantant les graines qui firent germer le WTF des années 2000.
En 1999, c’est avec l’immense Takashi Miike (connu pour les cultissimes Dead or alive en 1999 ou Zebraman en 2004….), qui adapta le roman Audition, Ataru Oikawa adaptant le manga Junji Ito sous le nom de Tomie ainsi que Meatball Machine de Jun’ichi Yamamoto, que le gore WTF repointe le bout de son museau bien dégueulasse.

Et c’est en 2000 que la véritable bombe originelle du cinéma WTF japonais arrive avec Versus, l’ultime guerrier, de Ryûhei Kitamura, nous délivrant un film d’ultra action gore, avec des zombies dans tous les sens, transpirant l’influence de Sam Raimi, Peter Jackson, Jan Kounen et autres Tarantino. Kitamura livre ici une véritable oeuvre sans limite avec un nombre incalculable de membres arrachés.

Pourtant le réalisateur n’embrayera pas par la suite dans ce genre de film et il faudra attendre 2005 pour voir de nouveau une telle oeuvre sortir au Japon avec le remake de Meatball Machine, co-réalisé par Yamaguchi et Yamamoto, avec aux effets spéciaux un certain Yoshihiro Nishimura, prodige des effets gores comme son compère américain Tom Savini, qui deviendra bientôt l’un des deux hommes incarnant le mieux le cinéma WTF Japonais.

D’ailleurs, n’oublions pas que Nishimura fit déjà des prouesses en 2001 avec le superbe Suicide Club de Sono Sion, sorti la même année que le cultissime et ultra violent Ichi the Killer de Takashi Miike. Mais c’est vraiment en 2005, avec le cyberpunk Meatball Machine, que ce cinéma WTF prendra une dimension internationale, commençant à tourner dans les festivals du monde entier et faisant découvrir aux occidentaux une nouvelle génération de réalisateurs complètement déjantés.

C’est dans ce contexte que naîtront, en 2008, deux œuvres majeures et matricielles du cinéma WTF japonais et certainement à l’origine du label Sushi Typhoon, les mythiques Machine Girl de Noboru Iguchi et Tokyo Gore Police de Nishimura. Cette année scellera également la longue collaboration entre le plus WTF des réalisateurs qu’est Noboru Iguchi, son directeur des effets spéciaux Nishimura et leur producteur Yoshinori CHIBA (à l’image d’un duo Romero / Savini).

Machine Girl sera vraiment la base de ce genre totalement foutraque mélangeant l’ultra gore au grotesque en réinventant tout simplement le splatter japonais. Le pitch est simple, une lycéenne va se venger de l’amputation de son bras en le remplaçant par une mitraillette pour défoncer le plus de ninjas yakuzas possible. C’est simple, ça déborde d’idées, c’est sans aucune limite, du pur Noboru Iguchi en somme.

Du côté de Tokyo Gore Police, on est plus dans une dystopie transpirant les influences de Cronenberg et de Paul Verhoeven, avec énormément de mutations corporelles, comme cette femme crocodile sur fond de satire sociale avec de fausses pub qu’envierait le petit Verhoeven. Ici le Tokyo du futur est mis à feu et à sang par des criminels mutants appelés “Ingénieurs”, capables de transformer toute plaie en arme.

Au milieu de tout ça, Ruka est chargé par une police privatisée, cherchant à prendre le contrôle de la ville, d’exterminer cette race. Autant vous dire que vous mixez Robocop, La Mouche, eXistenZ, Starship Troopers et l’imagination folle de Nishimura pour les excroissances horrifiques et vous obtenez cette oeuvre déjantée qui porte un propos, et qui ne vous laissera pas indifférents. En tout cas c’est clairement un de mes films préférés du WTF Japonais.

Et c’est donc suite à ces deux films que va naître le fameux label culte du WTF japonais qu’est Sushi Typhoon.


 

Le Cinéma WTF Japonais : l’apogée (Sushi Typhoon)

Pour cette seconde partie on va parler de l’âge d’or du cinéma WTF japonais avec le fameux label qui a produit les films les plus barrés qui soient, et il porte bien son nom, Sushi Typhoon !

Sushi Typhoon est vraiment la société de production qui a créé les films les plus WTF qui soient, avec du gore, du sexe, de l’humour, de la violence, leurs films ont tourné à mort dans un nombre incalculable de festivals occidentaux. Alors, même si officiellement le label ne vécut que deux ans, j’étendrai cette époque faste de 2008 à 2012 puisqu’il s’agit en fait de la même équipe.

L’histoire de Sushi Typhoon est ainsi courte, mais elle aura marqué l’histoire du cinéma à tout jamais au vu du nombre d’œuvres absolument inclassables qu’elle a sorti ! Le label prend naissance au sein du plus vieux studio de production Ninppon qui a plus d’un siècle d’existence, le Studio Nikkatsu. Ce studio a connu toutes les périodes, les hauts comme les bas. C’est d’ailleurs pendant les bas qu’il avait commencé dans les années 70 à produire des films mélangeant sexe et violence, les fameux pinku eiga.

Puis en 1993 le studio ne tient plus face au marché de la vhs et va faire faillite. Il faut attendre environ 10 ans pour qu’elle soit rachetée par Index corporation qui est une holding multimédia, patron du studio d’animation MadHouse et du club de foot de Grenoble Foot 38 ! Ah, on est dans le WTF !

C’est ainsi qu’en 2010, Sushi Typhoon prend vie des mains de son créateur, Yoshinori Chiba, trouvant le cinéma japonais trop aseptisé et ne laissant plus la place à l’éclosion de nouveaux talents. Il engage donc Takashi Miike, en tant que tête pensante du projet qui réunit autour de lui la dream team du gore japonais, composée pour le cinq de départ de Yoshinori Chiba, Noboru Iguchi, Yoshihiro Nishimura, Sono Sion et Tak Sakaguchi.

Alors une équipe de tarés hein ! Car lorsqu’ils présenteront leurs films en festoches, ils viendront déguisés en ninja avec une couche, ou carrément un faux bébé mort autour du cou.

Bref, toute cette équipe est prête à faire du gore et encore du gore mais avec un décalage face à celui-ci, à l’image des premiers films de Sam Raimi et Peter Jackson. Ils cherchent ici à divertir le spectateur sans vouloir le choquer psychologiquement, pour qu’il puisse se marrer. Se marrer en prenant tout ça au second degré tellement c’est grotesque et poussé jusqu’au boutisme. Ici, tout est dans la démesure avec du sang par hectolitre, de l’humour potache et des héroïnes toujours très peu habillées.

La philosophie de Sushi Typhoon est simple, laisser une liberté totale à ses réalisateurs dans leurs idées et réalisations à cause d’un budget très limité. En gros c’est “faites vous plaisir mais démerdez-vous ! “

Ce qui est intéressant dans les productions sushi, c’est qu’il existe quelque chose de directement identifiable, mais chaque réalisateur aura tout de même sa propre patte. Ainsi, parmi leurs productions WTF on va retrouver des œuvres aux noms aussi tarés qu’évocateurs tels que Samurai Princess (2009), Vampire Girl vs Frankenstein Girl (2009), Karate-Robo Zaborgar (2011), ou encore le fameux Zombie Ass : The Toilet of the Dead (2011).

Bon alors clairement, Sushi Typhoon c’est un gros fuck fait à l’intelligentsia et au bon goût du cinéma qui se prend trop au sérieux. Ici on a une démarche totalement punk qui ne s’interdit rien. Les films sont clairement une ode à la liberté artistique ainsi qu’à l’amour porté par ces réalisateurs au cinéma bis.

Ainsi, au milieu de ces femmes crocodiles, voitures zombies, robot geisha et sushi tueurs, on retrouve des thèmes récurrents dans ces films, comme la mutation des corps avec quelque chose de très Cronenbergien, mais aussi le passage et mélange de l’humain à la machine dans un style très cyberpunk, à l’image du cultissime Tetsuo (1989) de Tsukamoto dont je ne manquerai pas de vous parler un de ces quatre ! Ou encore le combat solitaire face à une société toujours plus injuste et corrompue.

Un autre élément clé de ces films va être que le héros est en fait bien souvent une héroïne. Une femme forte qui va porter sur ses épaules l’avenir de l’humanité et ça aussi ça fait du bien putain ! Enfin, si vous avez vu mon épisode Du Cinéma et des boobs, vous devez savoir que j’aime les héroïnes badass.

Bref, vous mélangez dans un mixeur le gore, l’horreur, le cartoonesque, l’érotisme, le film de yakuza, le cyberpunk, le film de robots, de zombies, de samouraï, tout ce qui constitue le cinéma japonais, et vous obtenez ces œuvres aussi atypiques qu’imparfaites. Mais qui restent généreuses à souhait et empruntes d’un cri de liberté qui fait un putain de bien au milieu du politiquement correct des productions classiques.

Alors soyons clairs hein, chaque film dont je vous ai parlé ici n’est pas un chef-d’oeuvre à proprement parler hein ! Et ils ont pour principal défaut d’être trop longs, vraiment trooooop longs. Ils mériteraient souvent d’être amputés d’un tiers voire de la moitié du film. Un 45 minutes à l’image d’un Kung Fury serait parfait ! Mais ils n’en restent pas moins une expérience extrêmement jouissive à partager entre potes !

D’ailleurs histoire de ne pas vous noyer dans tous ces films, voici pour moi les 5 que je vous recommande avec de bonnes bières et des pizzas : Tokyo Gore Police, Zombie Ass : The Toilet of the Dead, HellDriver, Tomie Unlimited, Dead Sushi


 

Conclusion

 

Alors malgré le nombre de films WTF qu’il existe dans ce monde, pourquoi les japonais excellent autant là-dedans et vont toujours un peu plus loin que les autres ?

Alors oui, certains me diront que le Japon a toujours eu cette religion du WTF que ce soit dans leurs jeux télé, publicités, etc… Et c’est vrai ! Pourtant il est marrant de voir que dans la vie de tous les jours les Japonais sont plutôt des gens très discrets, voire effacés, respectueux, traditionnels, intériorisant leurs émotions et se dévouant de manière quasi maladive à leur travail. Et c’est d’ailleurs peut-être là-dedans que réside une des origines de tout ça.

En effet, j’ai envie de vous dire que dans une société où il faut rester le plus discret dans son comportement et socialement, à un moment donné, il faut bien que ça sorte toutes ces frustrations ! Nan mais sans déconner, même dans le porno ces cons floutent les sexes ! À quoi ça sert de faire du porno hein !!! pis après on se tape des tentacules dans tous les sens.

 

Bref, du coup ben quand toutes ces frustrations sortent, hé ben ça fait pas semblant ! Ce que je veux dire c’est qu’à vouloir tout censurer comme on a pu le voir dans l’histoire de leur cinéma, ou tout vouloir contrôler socialement, on ne fait que créer des frustrations et une imagination encore plus débridée, voire même parfois malsaine. La censure a toujours existé au Japon et ce dès les premières heures du cinéma et je pense que c’est là-dedans que prend naissance cette mouvance de films totalement WTF avec ce besoin de casser les codes, les traditions, et la censure sociale.

Bon après, je pense qu’il y a certaines choses qu’on ne peut tout simplement ni comprendre ni juger à cause du gros décalage culturel qu’il existe entre nos deux pays. Mais bref, tout ça pour dire que lorsqu’on octroie, et de manière générale, à une société basée sur la censure et la pression sociale, un p’tit espace de liberté et bien, non seulement les gens se jettent dessus, mais ils se lâchent ! Et ça nous donne des choses totalement WTF, à l’image de Zombie Ass : The Toilet of the Dead, qui cristallise un peu tout ça !

De plus, et de manière plus générale, le gore au cinéma agit souvent de manière cyclique comme ce fut le cas avec le label Sushi Typhoon, pour s’éteindre rapidement avant de renaître sous une autre forme des années plus tard. A l’image d’une cocote minute qui représenterait la société, le gore débarque périodiquement pour diminuer la pression de celle-ci et éviter qu’elle explose. Son pouvoir cathartique est non seulement énorme mais indispensable à toute société voulant perdurer.

Ainsi, le cinéma WTF ou gore est souvent vu simplement comme du grand n’importe quoi alors qu’il en dit bien plus sur la société et le cinéma de manière générale. De plus, il offre un espace merveilleux à l’expérimentation et son pouvoir cathartique est non seulement énorme mais indispensable à toute société voulant perdurer. Alors bouffez du gore et du WTF mes survivants !

Bien sûr,  c’est avant tout un bon gros délire à partager entre potes ! Alors surtout, ne vous privez pas mes survivants. Je vous invite dans les commentaires à me balancer vos films foutraques, à me rejoindre sur ma chaîne Dead Will et les réseaux sociaux, histoire qu’on délire ensemble ! Et toi là le p’tit nouveau, abonne-toi mon survivant, tu verras on mord pas ici et on se marre bien ! Et surtout n’oubliez pas que pour survivre, faut bouffer de la Culture ! Love.


 

top250


 

> À voir aussi, Animation japonaise : les meilleurs films à voir : 

Animation japonaise : les meilleurs films à voir !

(Visited 337 times, 1 visits today)
Dead Will. Ma chaine Youtube : Dead Will - Ma Page Facebook : Dead Will - Mon profil TOP250 : @DeadWill

1 commentaire

  1. Anonyme

    28 février 2018 à 18 h 55 min

    Un grand Merci, pour cette article de Malade !!!

    J’ai bien envie de voir L’Empire des sens maintenant XD

    Je vais bouffer du Sushi Typhoon, @ très vite 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.