[Critique Cinéma] ÇA : un nouveau clown bien plus effrayant !

Image du film d'horreur ça

Salut les Survivants ! Ça roule ?

Cette semaine on s’attaque à l’analyse Ça / It d’Andrés Muschietti qui nous pond ici bien plus qu’un simple remake de Ça – il est revenu. Pour l’occasion, Ça a pris le contrôle de ma chaîne… (vidéo en bas), j’espère que vous viendrez me sauver !!!

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ÇA est réalisé par Andrés Muschietti, réalisateur argentin, qui signe ici seulement son second long métrage, après avoir réalisé le très bon Mama sorti en 2013, et pour lequel il a reçu le prestigieux prix du film fantastique de Gérardmer.

Le film est bien sûr une nouvelle adaptation du Roman de Stephen King, sorti en 1986, et non un simple remake du téléfilm devenu culte Ça – il est revenu. Et heureusement, car j’en ai plein les pustules des remakes à la con !

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Ça – il est revenu

L’histoire se déroule dans la petit ville de Derry, où, depuis des années, des enfants disparaissent de manière mystérieuse. Une bande d’amis surnommée le « club des looser », va alors être confrontée à un Clown tueur, se nourrissant de la chair d’enfants qu’il assaisonne de leur plus grande peur. Dans un monde où les parents ne voient absolument rien, ils vont devoir rester unis pour faire face à ÇA.

Alors, clairement et globalement, ÇA est je trouve une franche réussite et comble nos attentes, après le visionnage de la bande annonce la plus vue en moins de 24h de l’histoire de Youtube. Mais j’ai quand même quelques réserves. Alors soyons clairs, même s’il s’agit évidemment de la même histoire que le téléfilm, Ça se distingue très nettement de son homologue et ce à plusieurs niveaux.

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1. Tout d’abord, ici nous avons pour ce premier volet une histoire totalement linéaire se déroulant durant l’enfance des protagonistes, là où dans le téléfilm on faisait sans cesse des sauts dans le temps, alternant entre passé et présent.

Et je pense que ce parti pris est un gros gros point positif pour cette nouvelle version, car ça nous laisse le temps d’évoluer avec les personnages principaux durant leur jeunesse, et ainsi d’entrer en empathie totale avec eux durant tout le film face à toutes les épreuves qu’ils traversent.

Je trouve ça d’autant plus intéressant quand on sait que le second volet se déroulera 30 ans après, et qu’il fera lui, des bons dans le temps comme dans le livre et le téléfilm. Je pense que grâce à ce premier film, où nous avons eu le temps de nous accrocher aux personnages en partageant un bout de leur jeunesse, nous serons bien plus impliqués dans la suite quand ils seront devenus adultes, avec des flashback qui nous ramèneront à quelque chose que nous aurons déjà vécu avec eux.

D’ailleurs, il est à souligner que les 7 enfants sont totalement impeccables dans leurs personnages.

En effet, ils ont vraiment tous une personnalité très forte, avec chacun un trait de caractère particulier qui leur donne à tous leur place. Et ça, ça m’a fait énormément penser au Cinéma de Spielberg qui avait le don de filmer les enfants comme personne dans les années 80. Et quand on sait que le réalisateur a été élevé aux films de Spielberg des années 80, rien d’étonnant à tout ça.

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2. Passons au Second point totalement différent du premier téléfilm.

Ici l’action se passe à la fin des années 80 et non plus à la fin des années 50. Et ça c’est je pense la meilleure idée du film et celle qui le fait fonctionner le mieux. Car en effet, le réalisateur a non pas inventé une jeunesse fantasmée des années 50 qu’il ne connaissait pas, mais a fait appel à ses propres souvenirs, ses propres émotions d’adolescent, rendant les choses beaucoup plus réelles et beaucoup plus d’actualité.

D’autant que la plupart des enfants qui ont eu peur à l’époque devant le téléfilm et qui sont nés dans les années 80, sont devenus adultes aujourd’hui et vont donc être particulièrement touchés par ce film. Pour vous donner une idée, on est clairement dans une ambiance à la Stranger Things, d’ailleurs, les producteurs de la série voulaient participer à la production du film mais il en a été autrement.

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3. Enfin la troisième grosse différence concerne le Clown lui-même et l’interprétation de ÇA.

Il semblait difficile de passer derrière la cultissime prestation de Tim Curry, mais Bill Skarsgård relève à merveille le défi en apportant quelque chose de complètement différent et personnel et je le trouve bien plus effrayant.

En effet, on s’éloigne de l’image d’un clown assez marrant comme on l’avait dans le téléfilm. Ici on a une esthétique totalement revue avec un style différent, flirtant avec des éléments de l’époque victorienne jusqu’à aujourd’hui. Ceci a pour effet de nous montrer que ÇA est en fait là depuis longtemps et traverse les époques. Le personnage est une fois de plus charismatique et fait appel à notre imaginaire horrifique concernant les clowns, et ça marche toujours à merveille.

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Bon, par contre soyons clair, je n’ai jamais eu peur en regardant ÇA. Vous allez me dire c’est con pour un film d’horreur, mais je pense qu’on peut mettre ça sur le fait qu’en tant que Zombie, déjà rien ne me fait vraiment peur. Mais au-delà de ça, je pense que le problème est qu’il y a trop d’humour dans ce film et que c’est mal dosé. Voilà ici pour moi le souci principal du film.

En fait, au début, je trouve que l’humour au sein des enfants a totalement sa place car il n’y a rien de mieux pour s’attacher à quelqu’un que de rire avec lui. Mais une fois que le film démarre dans sa partie horrifique, l’humour revient à des moments que j’ai trouvés inopportuns, me sortant totalement des moments de tension et faisant retomber comme un soufflet des prémices de peur. Et pour ma part c’est vraiment le gros point noir du film. L’humour aurait dû s’effacer petit à petit pour laisser une place totale à la terreur.

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Si vous voulez voir un film ultra flippant, où l’humour y est géré parfaitement, matez le cultissime Freddy de Wes Craven. Voilà un film qui, à l’inverse de ÇA, avait réussi à me terroriser en voulant me rendre insomniaque. D’ailleurs, on sent vraiment bien que Freddy a dû être une grosse grosse référence pour le réalisateur dans la structure du film et pour son personnage de ÇA. Au point d’y insérer une grosse référence dans le film. Le lien est également là sur le fait que seul les enfants sont touchés par ÇA et qu’ils doivent se débrouiller seuls face à cette menace.

En effet, comme dans Freddy, les adultes sont totalement absents de ce film et quand ils apparaissent, on a des personnages cyniques, assez monstrueux et ayant abandonné tout rêve.

Et je pense que Stephen King avait vraiment à l’époque fait une critique du monde adulte qui est résumée dans cette superbe phrase du bouquin et qui dit « Être un enfant, c’est apprendre à vivre et être un adulte c’est apprendre à mourir. »

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Bref, pour moi ÇA reste un très bon film, avec une réalisation largement au-dessus de celle du Téléfilm. Mais il ne rentrera pas dans mes films cultes. Faute en partie à l’humour trop présent. Il n’en reste pas moins une œuvre visuellement et scénaristiquement impeccable qui mérite d’être vue.

Maintenant, si vous voulez voir cette chronique en vidéo accompagnée du Clown en personne, c’est juste ici ! Et pensez à vous abonner pour plus de vidéos mes Survivants !

Love

Ma critique vidéo de ça :

Bande annonce de ÇA :

Affiche du film ÇA : 

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