[Critique Cinéma] Rogue One: A Star Wars Story

Scène du film star wars rogue one story

SANS SPOILERS

Rogue One: A Star Wars Story, est le premier spin-off de la franchise Star Wars depuis le rachat par Disney, et oui, rappelons-nous des deux films consacrés aux Ewoks. Réalisé par Gareth Edwards, le film est sorti le 14 décembre 2016 en France.

Rogue One raconte comment une équipe de rebelles va obtenir les plans de l’Etoile Noire afin de la détruire par la suite. Alors que Star Wars: Le Réveil de la Force (2015) n’a pas fait l’unanimité, qu’en est-il de ce nouvel opus loin de nos personnages préférés ?

Scène du film star wars rogue one story

 

Rogue One, un spin-off qui veut se démarquer

Ce que veut nous faire comprendre LucasFilm avec ce premier spin-off, c’est que tout ce qui sera en parallèle des épisodes principaux se démarquera. Ainsi, pour ce film, vous n’aurez pas l’occasion de voir les transitions en volet ou encore le célèbre scrolling qui vous fait frissonner dès les premières notes de John Williams. Et puisque l’on parle de notes, la musique aussi joue son rôle de démarcation puisque très peu de fois vous entendrez un des leit motiv originaux à travers les compositions de Michael Giacchino, si ce n’est pour des allusions à la saga principale, finalement, Rogue One s’en inspire uniquement. Ce nouveau film est loin d’être une copie, ce qui était reproché à Star Wars Episode VII: Le réveil de la Force (1) par beaucoup de spectateurs, mais ce n’est pas pour autant qu’il se détache complètement et c’est là sa force.

Ce spin-off ne cesse de nous rappeler qu’il est lié à l’épisode IV, mais pas seulement. Ainsi, nous pourrons y retrouver des références narrativement importantes, bien que certaines soient maladroites au point de cerner leur inutilité… Mais dans l’ensemble, ces mécaniques permettent à faire de Rogue One la pièce manquante entre la prélogie et la trilogie originelle et, cet intérêt d’associer les films tout en créant une certaine indépendance, Disney l’a bien compris ; que ce soit pour ce film, les comics (2), ou encore la série Star Wars Rebels (2014).

En résumé, pour ces références, le spectateur lambda comprendra sans souci les liens étroits alors que le fan assidu de cet univers s’amusera à pousser les connexions logiques de manière optimale, tant elles sont riches sans pour autant paraître putassières.

Scène du film star wars rogue one story

Pour réussir à se démarquer, le film utilise aussi des outils qu’on ne retrouve pas dans la série principale. Rogue One est ancré dans une ambiance bien plus militaire, un environnement plus sombre. La scène d’introduction, que l’on peut entrevoir dans les bandes annonces, nous présente un univers pessimiste au travers de paysages bruts aux terres déchues, le tout dans une image terne loin de l’espoir qui sommeil à l’horizon. Ce pessimisme ne cessera de nous suivre durant cette mission, finalement malgré la récupération des plans, beaucoup des spectateurs ne sortiront pas avec le sourire, un film bien plus adulte donc, assez loin de l’idée que l’on se fait de Star Wars chez Disney, bien qu’un peu d’humour (principalement venant de K2) soit présent pour contrebalancer avec cette noirceur.

 

Gigantisme chez Gareth Edwards

L’empreinte Gareth Edwards est là ! Rappelez-vous de ce réalisateur qui s’est fait connaître avec Monsters (2010), mais surtout avec Godzilla (2014) pour le grand public. Malgré une carrière juvénile, le cinéaste impose son visuel dans Rogue One. Grand metteur en scène du gigantisme, il nous donne à voir une Etoile Noire majestueuse dont l’immensité n’avait encore jamais été filmée de la sorte. Par ailleurs, on retrouve des points de vues similaires à ses précédentes réalisations. Ainsi, lorsque les rebelles sont confrontés à des TB-TT, la machine est filmée d’un point de vue humain si bien qu’elle devient le Godzilla de Star Wars. Tout comme pour l’Etoile Noire, Gareth Edwards offre un nouveau point de vue à ce véhicule et lui confère presque une âme, semblable à un animal mécanique.

L'etoile noire du film star wars rogue one story

Le gigantisme chez le britannique, ce n’est pas seulement filmer des machines monstrueuses, c’est aussi des décors. Les vestiges d’un temps révolu sont grandioses, aux tailles inimaginables, si bien qu’on pourrait se demander si George Lucas aurait su montrer ce passé glorieux avec sa mise en scène simpliste pour représenter l’extérieur du temple de Coruscant. Nous voyons alors l’immensité du passé Jedi complètement saccagée. A la fois signe de la grandeur de l’ordre Jedi, ces vestiges rappellent la chute de celui-ci, accentuant le pessimisme de cette époque nostalgique de la République.

Il y a aussi un jeu d’ombres et de lumières, certes magnifique pour les yeux, mais surtout ingénieux, montrant l’immensité des planètes et de l’Etoile Noire, ainsi que la puissance d’un personnage dont l’ombre domine son interlocuteur. L’ombre et la lumière, c’est aussi l’instrument propice pour montrer la noirceur de l’Empire et son travail dans l’ombre, laissant une population sous le joug de la propagande. En résumé, des outils de mise en scène jamais vus au cinéma pour Star Wars, ce qui rafraîchit la franchise après un épisode VII aux avis mitigés.

Scène du film star wars rogue one story

 

Rogue One, un nouvel espoir pour Disney ?

Après des avis alarmants, élogieux, consternés, désespérés concernant Star Wars: Le Réveil de la Force, il semblerait que Rogue One rassure. Pourtant assez loin des Skywalker et des sabres laser, il persiste, dans ce spin-off, quelque chose de Star Wars. Regarder Rogue One c’est comme ouvrir un comics Star Wars loin de nos protagonistes habituels (3), on découvre de nouvelles choses, et pourtant nous ne sommes pas dépaysés.

De la guerre des clones à la genèse des héros d’un Nouvel espoir (1977), ce film, qui pourtant se consacre à un petit moment dans cette immense épopée, nous pousse à nous remémorer tout ce que nous aimons dans cette galaxie lointaine, très lointaine. Un grand film donc, qui nous invite à revenir aux fondamentaux tout en s’en éloignant, par une mise en scène, des codes de la saga et le gigantisme propre au réalisateur Gareth Edwads.

Star Wars n’a certainement pas fini de nous surprendre sur grand écran et c’est bien là l’enjeu de Disney qui se doit de rentabiliser l’achat de Lucasfilm en respectant les millions de spectateurs qui viendront voir leurs films, peu importe leur qualité.

Et pour vous, Rogue One, un nouvel espoir ou un piège tendu par l’Empire Disney ?

 

Ma critique sur Rogue One (avec Spoilers)

Bande annonce de Star Wars Rogue One (VF)

(1) Pour en savoir plus, voir la critique vidéo
(2) Voir ma vidéo Le Coin Comics – Star Wars: Dark Vador
(3) Voir ma vidéo Le Coin Comics – Star Wars Legacy (Tome 1)

 

> Voir aussi le dossier complet sur Obi-Wan Kenobi :

Obi-Wan Kenobi, le véritable héros de Star Wars

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3 Comments

  1. Nicolas

    22 décembre 2016 à 20 h 03 min

    Enfin un Vrai Star Wars !!!

    Je l’ai trouvé très bon XD

    Un bon film de Guerre en mode SF, que du bonheur

    Avec mon super méchant favori Dark Vador

  2. Filmovore

    5 janvier 2017 à 18 h 26 min

    J’ai adoré ! Vivement Star Wars 8 <3

    • Morgan

      6 mars 2017 à 13 h 36 min

      Ce sera différent de ce qu’on a là mais bon je fais confiance au réalisateur 🙂

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