[Critique Cinéma] Grave : bidoche et cannibalisme !

Image du film Grave

Salut les survivants, ça roule ?!!!

Alors aujourd’hui on va parler bidoche et cannibalisme avec Grave ! De quoi me mettre de bonne humeur putain !

Grave est le tout premier film de Julia Ducournou qui avait déjà réalisé le court métrage Junior, le téléfilm très Sexo-punk Mange et qui a vu Massacre à la tronçonneuse à 6 ans ! Donc ça annonce plutôt bien la couleur !

grave

Le film nous raconte l’histoire d’une jeune fille végétarienne, Justine, étudiante en école vétérinaire et qui, suite à un bizutage, va être forcée de manger de la viande et va tout simplement devenir cannibale ! Je tombe déjà amoureux !

Alors tout d’abord, qu’on ne s’y trompe pas hein, Grave n’est pas un film d’horreur ! C’est vraiment un film qui aborde énormément de genres, allant du drame social jusqu’à l’horreur évidemment. Bon, même si moi je n’y ai pas vraiment vu d’horreur, mais plus des scènes ultra dérangeantes dans la lignée des films de Gaspar Noé.

D’ailleurs, on voit clairement que le Cinéma de Gaspar Noé avec notamment Carne et Seul contre tous, à dû être une sacrée référence pour la réalisatrice. Et ça se voit dès l’apparition du titre qui prend toute l’image comme le fait si bien notre ami Gaspar.

Image du film Grave

Bon alors clairement en sortant de la salle, je me sentais vraiment bizarre. Alors pas bizarre et esquinté comme quand j’avais vu Irreversible, mais bizarre car ce film te fait passer par des phases vraiment brutes, sans concession et pleines d’animalité. Et je crois que c’est clairement le propos du film, nous ramener à notre animalité.

En effet, on suit l’évolution de la jeune Justine qui débarque en première année d’école vétérinaire où elle va subir un gros bizutage, comme c’est la coutume, pour mettre les nouveaux dans le rang et les conformer à une règle.

Et comme un animal sauvage, on va voir que Justine ne va pas, ou ne peut pas se laisser dompter. Et le pire, c’est que ce sont les élèves eux mêmes qui vont amener cette animalité en la forçant, lors du bizutage, à manger un rein de lapin cru. Suite à ça et à la manière de Cronenberg dans ses films, on va voir sur Justine la réaction physique et corporelle, engendrée par cette ingestion de viande, jusqu’à sa transformation psychologique.

Image du film Grave

Julia Ducournou déconstruit vraiment tout au long de son film l’humanité de sa jeune protagoniste, vers une animalité totale où l’instinct carnassier prend le dessus sur la réflexion et la morale. Et ce n’est d’ailleurs pas étonnant que le prénom de Justine soit un Hommage à Sade et son Live Justine ou les malheurs de la vertu dans lequel Justine va se transformer sexuellement à l’encontre de toute morale judéo-chrétienne.

Mais évidemment ce qui est intéressant dans l’oeuvre de Julia Ducournou, c’est que rien n’est ni tout blanc ou ni tout noir. La jeune Justine va devoir faire face à sa propre morale humaine tout au long de sa transformation, la plongeant dans une dualité forte qui va la pousser à vouloir essayer cette fois de se dompter elle même pour rentrer dans les codes humains établis.

Et ce qui va rendre le film encore plus malaisant, c’est que sa sœur, qui est dans la même école, est aussi cannibale et va être à l’origine de l’animalité de sa petite sœur. Elle va être en quelque sorte son enseignante, sauf que elle a décidé, elle, de succomber totalement à son animalité là ou Justine essaie de lutter pour s’en extraire. Du coup voir ces 2 sœurs ensembles, réduites à cet état animal, qui pourtant les relie l’une à l’autre, est un gros point fort du film.

Un autre point fort, c’est la performance de Garance Marillier qui interprète Justine. Notez bien son nom car à mon avis, elle va faire parler d’elle et elle porte tout simplement le film sur ses frêles épaules de 17 ans. Elle incarne tellement bien cette petite fille modèle, première de la classe, toute mignonne, totalement asexuée, que c’est fou de voir à quel point elle réussit parfaitement la transformation de son personnage, avec sa capacité à nous faire peur en un simple regard qui était si doux la seconde d’avant. C’en est flippant !

Image du film Grave

En terme de réal, Ducournou entre directement dans la cour des grands !

Et le Cinéma français a besoin de ce genre de réalisatrice. Bon même si ce n’est qu’un premier film, je n’ai pas peur de dire que Ducournou est un peu la Gaspar Noé Girl du Cinéma français et qu’on risque de pas mal en entendre parler par la suite. Si je la compare à Gaspar Noé, c’est que dans Grave, à l‘inverse de films comme Baise moi ou À l’intérieur qui veulent juste nous montrer du gore sans aucune réalisation, ou alors flirtant avec l’amateurisme, dans Grave on a clairement une vraie réalisatrice qui sait ce qu’elle fait et qui utilise à la perfection les couleurs, jeux de lumière, composition de cadre, plan séquence etc.. pour appuyer son sujet et ne pas faire du gore pour du gore.

Dead Will et la réalisatrice de Grave

Moi avec la réalisatrice de Grave

Et pour le coup, quand la réalisation suit comme chez Gapar Noé, ça donne des films coup de poing comme Irreversible et ici comme Grave. Alors évidemment c’est un premier film qui possède quelques imperfections à parfois vouloir trop appuyer certaines choses.

Mais c’est avant tout un film fait avec passion, sans concession et ça, ça se ressent. C’est aussi pourquoi j’aime souvent les premiers films, car à l’image de son propos dans Grave, ils sont faits de manière instinctive, organique et peut être moins intellectualisée qu’une fois que l’on a dompté tous les codes du Cinéma.

Bref j’ai du mal à donner un avis tranché sur ce film tellement c’est une expérience. La seule chose que je sais, c’est qu’il faut aller le voir car des films comme ça on n’en voit pas souvent et il ne va pas vous laisser indifférents. Bon par contre je ne vous cache pas qu’après l’avoir vu vous serez peut être un peu flippé en faisant l’amour à votre partenaire.

En tout cas si vous ne voulez pas que je débarque chez vous pour vous bouffer, vous pouvez donner votre avis en commentaire !
Et surtout n’oubliez pas que pour survivre, faut bouffer de la Culture ! Love.

Ma critique vidéo sur Grave

Bande annonce de Grave


Image du film Grave

Nous sommes heureux d’accueillir Dead Will dans l’équipe qui va vous faire les critiques de ses films cultes, ainsi que des films d’actualité et quelques dossiers sortis d’outre tombe !

Dead Will est un Zombie touche à tout autodidacte, Président et réalisateur pour Libre Arbitre Production, Créateur de la web-serie « Une Vie de Zombie », Zikos (Guitariste du groupe SLAP) et Chercheur au CNRS à ses heures perdues.

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1 commentaire

  1. Dracula

    26 mars 2017 à 11 h 06 min

    il est complètement Barré ce Zombie, j’adore !!!

    je files sur sa chaine Youtube voir les autres 😉

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