[Critique ciné] La folle histoire de Max & Léon – Palmashow

La folle histoire de Max et Léon - Palmashow

Précurseurs du renouvellement humoristique naissant sur internet, Grégoire Ludig, David Marsais et leur réalisateur Jonathan Barré (alias le Palmashow) ont littéralement explosé grâce à leurs programmes courts « La folle histoire du Palmashow » et « Very Bad Blague » (initialement diffusés sur D8 mais ne mentez pas, nous les avons tous regardés sur internet).

Après avoir conquis la scène internet et télévisuelle, l’équipe se lance sur grand écran avec une comédie d’aventure d’époque où deux soldats tentent péniblement d’échapper à la seconde guerre mondiale. Casse-gueule vous avez dit ? Ce serait bien mal les connaître.

La folle histoire de Max et Léon - Palmashow

 

Mais Caspar, dit pas tout !

Car au contraire d’un Norman & cie, le Palmashow a toujours eu cette influence cinématographique et cette recherche de faire plus que du « stand up ». Si d’autres humoristes de la toile pourraient être catégorisés de « comiques » (qui n’est pas du tout un terme péjoratif), Grégoire et David ont toujours assumé un statut « d’acteur » leur permettant de naviguer avec des dizaines de personnages différents (et souvent récurrents) entre chaque sketch. Sans compter l’écriture et la réalisation assumant clairement ses hommages vers la pop-culture de ces dernières années.

La folle histoire de Max et Léon - Palmashow

 

Elle est où Jeanne ..?

Et c’est cette identité que nous allons retrouver durant près d’une heure et demi, avec la spécificité d’avoir mis à bas la galerie de personnages des sketchs pour se concentrer sur deux personnages gentiment loosers et qui traversent le conflit de la seconde guerre mondial avec l’absurdité qu’on leur connaît. Ils ne manqueront pas de croiser sur leur route un parterre de guest impressionnant représentatif de cette nouvelle scène, bien loin des invités « clichés » qui viennent accaparer le cinéma français : Julien Pestel, Kyan Khojandi, Jonathan Cohen, Baptiste Lecaplain, Simon Astier, Nicolas Tirel …etc, plus quelques grands noms du cinéma Français trop peu mis en avant : Bernard Farcy, Nicolas Marié, Christophe Lambert …etc.
Chacun traverse le film pour un court instant, mais ils parviennent tous à nous attirer un sourire, un rire, une fulgurance qui nous fait d’autant plus apprécier ce voyage dans l’histoire de la France, mais aussi dans l’histoire du Palmashow et de la nouvelle verve comique dont ils font partie.

La folle histoire de Max et Léon - Palmashow

 

J’aime quand ça claque.

Car oui « La folle histoire de Max & Léon » est définitivement une comédie « drôle », remplit de grands moments, de petites trouvailles, ou d’expressions à recaler en soirée. Jouant sur le comique de ses personnages, de leurs dialogues, des situations, le film se permet en plus le luxe de taper dans l’irrévérencieux pour attiser certains des plus francs rires lors de scènes de préparatif de propagande.

Mais une simple comédie aurait été bien trop restrictive pour l’ambition du Palmashow et le long-métrage évite le défaut, trop souvent commun, de la grosse comédie « vanne, rire, fin », en le mêlant à un film d’aventure, rappelant l’époque de « La 7ème compagnie » (ou comme avait pu le réinitier Hazanavicius avec OSS).

La folle histoire de Max et Léon - Palmashow

Le global se suit et fait rire car il est lié de manière pertinente et clairement cinématographique. On se plaît à suivre les aventures de Max & Léon autrement que par le rire uniquement. De quoi féliciter une nouvelle fois la réalisation ambitieuse clairement référencée envers les grands films d’époque, allant même jusqu’à « copier » les plans d’un débarquement de Normandie chez un certain Steven Spielberg.

En partant d’une démarche honnête de vouloir offrir un vrai bon film pop-corn et non de surfer sur la vague de leur succès, le Palmashow réaffirme son ambition créative en signant un long métrage clairement cinématographique mêlant comédie et aventure qui ne devrait pas laisser les amateurs de ce genre d’humour sur leur faim. Le nouveau souffle des comédies françaises ? C’est en tous cas ce qu’on leur souhaite à l’heure où ce cinéma a trop souvent tendance à s’enfermer dans des carcans dépassés.

 

Quant à toi, très cher lecteur, ne reste pas simple spectateur, et participe activement au débat en commentant cet article et en nous faisant partager ton avis. La folle histoire de Max & Léon sera-t-il dans ton TOP250 ?

Tu es aussi cordialement invité à regarder ma nouvelle web-série en cours de diffusion (un épisode toute les deux semaines), Les Plaidoiries de l’Absurde

 

Ma critique vidéo sur La folle histoire de Max & Léon

Bande annonce de La folle histoire de Max & Léon

Wen. Web-série : Tea Time - Court métrage : Hypnos 600 - Mon profil Top250 : Wen - Ma chaîne Youtube : Critiques ciné/série en 180 secondes - Mon profil Facebook : Wenceslas Lifschutz

1 commentaire

  1. Malcolm

    26 octobre 2016 à 17 h 03 min

    Trop envie de le voir 😉

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