[Critique ciné] Kubo et l’armure magique

Producteur des films d’animation « Les Boxtrolls » et « L’Étrange pouvoir de Norman », Travis Knight, vice-président des studios Laïka, passe pour la première fois derrière la caméra en tant que réalisateur. Il nous présente « Kubo et l’armure magique », dont l’histoire se situe au Japon, en plein cœur de la période Edo, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Ayant recours à la technique du « stop-motion » pour créer le film, un travail minutieux et surtout titanesque a été nécessaire afin de produire ce petit bijou.

En effet, ce dernier s’impose tout de suite comme la plus belle réussite du studio avec une belle maîtrise sur la partie technique et visuelle, une grande fluidité scénaristique, le tout au service d’une histoire tout simplement magnifique, s’inspirant de la culture du pays du Soleil Levant. Certes, nous sommes encore bien loin des grosses productions Disney et Dreamworks, mais ce genre d’animation est vraiment atypique et c’est un véritable plaisir visuel ! Passons à la critique TOP250, avec MediaShow ! 🙂

Kubo et l’armure magique

 

Un univers riche et poétique.

Commençons par l’histoire. Nous faisons la rencontre de Kubo, un petit garçon borgne dont le papa est décédé, et de sa mère atteinte d’un trouble de la mémoire. Tous deux habitent non loin d’une ville où Kubo gagne sa vie en contant des histoires mélodiques.

Un jour, oubliant de rentrer avant l’aube, il rencontre un être lui voulant du mal. Pour le protéger, sa mère se sacrifie et l’envoie, accompagné d’une guenon, au cœur d’une grande aventure , lors de laquelle, ils feront la rencontre de l’Homme-Scarabée. Sur le fond, l’histoire est assez simple en elle-même mais cette quête emprunte une si grande spiritualité et réflexion, que l’on se sent rapidement transporté au cœur de ce monde riche et poétique, accompagné de personnages vraiment attachants. En effet, ce long-métrage est avant tout un véritable travail d’animation époustouflant et surtout inventif. La culture japonaise se prête parfaitement à l’histoire, aux personnages et aux décors. C’est d’ailleurs la principale motivation pour aller voir ce film !

Les personnages sont vraiment bien développés, chacun ayant leur spécificité physique et psychologique. L’alchimie est parfaite avec une complicité touchante entre Kubo, la guenon et l’Homme-Scarabée. De plus, la relation entre chaque personnage est sincère, claire et très subtile. Les monstres du film sont également impressionnants et bien réalisés. C’est donc un vrai plaisir de les accompagner durant leur aventure. Bien plus, ils ont aussi une grande utilité sur les thèmes abordés au cours de l’histoire : la famille, la culture japonaise et l’humanité. Le réalisateur réussit donc parfaitement à faire passer son message :

« Je me suis inspiré de ma femme et de sa mère mourante. Je voulais parler de leur relation, et la transposer aussi loin que possible de la réalité, tout en conservant son essence, aussi malheureusement commune que profondément touchante »

Enfin, Travis Knight aura trouvé le juste dosage dans son long-métrage entre humour, angoisse, suspens, amour, aventure, émotion et épique. Un ensemble très homogène avec un rythme vraiment soutenu sans aucun point mort, et de nombreux rebondissements. Les dialogues ne sont ni trop enfantin, ni trop « adulte ». Une belle œuvre !

Passons à l’aspect visuel 🙂

Kubo et l’armure magique

 

Un rendu esthétique exceptionnel

La technique du « stop-motion » est à nouveau utilisée par les Studios Laïka. C’est en quelque sorte la manière de nous exposer leur maîtrise sur le sujet car l’esthétisme de ce film d’animation est son principal atout. Les images sont belles et très colorés, ce qui rend l’histoire très vivante. Tournée numériquement, l’animation atteint un niveau de fluidité assez impressionnant, comparé au « Wallace & Gromit » des années 2000. Le résultat est magique et de toute beauté.

De plus, les expressions des visages et les ambiances sont soignées, avec ainsi des plans très esthétiques. Les « marionnettes » sont donc jolies, travaillées avec une grande sensibilité et une touche de fantaisie. On imagine bien le gros travail fourni pour obtenir ce rendu vraiment exceptionnel.
Par exemple, il aura fallu 19 mois de préparation pour créer la scène du navire de Kubo ou encore la moitié pour créer le géant squelette de 5 mètres de hauteur. Imaginez donc l’investissement physique donné pour « Kubo et l’armure magique ». C’est donc une véritable bouffée d’oxygène pour ce genre de film !

Enfin, je terminerai par dire que la bande sonore est envoûtante, composé par Dario Marianelli. Les tonalités nipponnes, lissées par la flûte et le shamisen forment une composition musicale douce, éloquente et à la fois bien rythmée, le tout accompagné d’un doublage exceptionnel avec Charlize Theron, Matthew McConaughey et Ralph Fiennes.

Kubo et l’armure magique

Les coulisses du tournage

 

Pour conclure…

Aventure, émotion et magie fusionnent pour former un magnifique film d’animation, signé par les studios Laïka. La maîtrise du « stop-motion », accompagné d’une délicieuse bande sonore et de magnifiques images, aura un grand succès aussi bien auprès des plus petits que des grands. Bien que l’histoire soit assez simple sur le fond, l’ensemble forme un rendu incroyable et très attirant avec des nombreux thèmes abordés, dont la culture japonaise fortement mise en avant.
Un vrai petit bijou de l’animation, nous montrant que l’on peut faire de la concurrence à l’industrie Disney ! 🙂

Dans mon TOP250 évidemment !

 

N’hésitez pas faire un joyeux (ou pas) retour sur cette petite critique ou bien tout simplement de nous donner votre avis sur ce magnifique film d’animation 😉

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Bande annonce de Kubo (VF)

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1 commentaire

  1. David

    3 octobre 2016 à 22 h 47 min

    Ca a l’air d’être une merveille ce film, il faut que j’aille le voir absolument !

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