[Critique ciné] Insaisissables 2

Insaisissables 2

En manque de magie depuis la fin d’Harry Potter (ou de Gérard Majax pour les plus fin connaisseurs) ?
En manque de films de cambriolage depuis les Ocean’s Eleven (Twelve, Thirteen) ?
Hollywood a broyé, pour vous dans son mixeur magique, ces deux franchises et il en est ressorti « Insaisissables » !

Insaisissables 2

 

Wanna see a magic trick ?

Suite directe du premier film. Les « Horsemen » signent leur grand retour quelque peu gâché par un riche entrepreneur les contraignant à réaliser un casse pour lui.
Le 1er volet avait été la surprise de l’été 2013, un film de braquage mêlant magie et esprit Nolanien aussi bien dans la narration que dans son casting du 3e âge.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais le grand Hollywood, toujours en manque d’inspiration, ne compte pas laisser s’échapper une poule aux œufs d’or pouvant offrir des suites.
Peut-on les en blâmer ? Pas cette fois. Parce qu’à défaut de reproduire la surprise du 1er film, ce 2d volet s’avère tout à fait honnête. Rien de transcendant ou de nouveau certes, mais nous replongeons avec plaisir dans cet univers classieux de la magie.

Et la force d’Insaisissables, outre son thème de gentleman cambrioleur magicien qui fédère, c’est son casting.

Insaisissables 2

 

Luthor, Alfred, Lucius, et Harry Potter sont dans un bateau.

Nous retrouvons donc notre équipe au grand complet, entendez par là que même Morgan Freeman et Michael Caine dont la ligne narrative semblait achevée dans le 1er volet sont habilement réintroduits pour l’occasion, plus quelques petits nouveaux, dont Daniel Radcliffe essayant péniblement de faire du Ramsay Bolton sans le talent de Iwan Rheon, et Lizzy Caplan, atout féminin rigolote du film, qui fonctionne fort bien en comparaison d’Isla Fisher qu’elle remplace et qui n’avait pour elle qu’un physique de rêve (ce qui est relativement pauvre pour tenir un rôle vous en conviendrez).

Cependant, la ressemblance entre cet « Insaisissables 2 » et son prédécesseur va si loin, que les défauts restent les mêmes, à savoir le manque de développement des personnages.
Outre Mark Ruffalo, dont le drame est le fil conducteur de la narration, les autres « Horsemen » manquent cruellement de relief. Un point qui n’était pas gravissime dans le premier volet si celui-ci s’était contenté d’être un stand-alone ; mais à partir du moment où l’on veut développer une saga, il devient primordial que tous les personnages principaux aient des circonstances données : d’où viennent-ils ? Où vont-ils ?

Insaisissables 2

Certes, on tente bien de nous inclure quelques sous intrigues : L’égo d’Atlas, Le frère de Merritt, la relation entre Jack et Lula, mais en l’absence de construction narrative plus large dans le précédent film, ces personnages donnent l’impression d’être de parfaits inconnus au spectateur, et leurs sous intrigues sont purement accessoires. Leur seule force (et c’est ce sur quoi pari le film) : c’est leur statut de « poseur » classieux, agile et charismatique.

Insaisissables 2

 

12% d’un plan

En terme narratif, cette suite tente de nous étirer le concept du premier par des ajouts plus ou moins réussis.
Le scénario demeure lié à la précédente aventure et se suit de manière cohérente. Le développement de l’univers part cependant quelquefois trop loin, jouant la surenchère, en tentant de nous rajouter une organisation de supers magiciens un peu factice.
Les explications des tours de magie principaux fonctionnent, même si certains paraissent bien moins impressionnants ou que d’autres cèdent à la facilité de ne pas donner d’explications (et défient toute logique) pour permettre des entrées ou des sorties badass.

La mise en scène fait le travail, offrant des scènes nourries aux effets spéciaux convaincants et rythmés par une musique rappelant les planifications de cambriolage d’Ocean Eleven. Je retiens principalement le vol à coup de carte, simple, efficace, classieux, et le tout avec pas grand-chose.

Cet Insaisissables 2 est donc un bon film de braquage mêlé à l’univers de la magie et au plan « mindfuck » qui nourrit les vacanciers d’un blockbuster convaincant, rigolo, et plaisant à suivre. Rien de nouveau sous le soleil de Los Angeles, mais à défaut de surprise, on retrouve, sans déplaisir, cette valeur sûre qui saura, à ne pas en douter, revenir pour un 3e volet.

 

Ma critique vidéo sur Insaisissables 2 en 180 Sec

Bande Annonce VF de Insaisissables 2

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Wen.
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