[Critique ciné] Camping 3

Camping 3 film 2016 avec Dubosc

« Alors, on n’attend pas Patrick ? » Ben non pas vraiment.

Il faut dire qu’après un premier volet sympathique sans être transcendant au succès inattendu et causant un rabattage médiatique indigeste nous ayant imposé une suite copiée/collée sans la passion de son prédécesseur (donc très mauvaise), nous étions en droit de nous inquiéter pour ce Camping 3, suite de la franchise à succès.

Camping 3 film 2016 avec Dubosc

 

Pastis par temps bleu, pastis délicieux.

C’est un nouvel été au camping des Flots bleus où Patrick Chirac héberge dans sa tente (en tout bien tout honneur) 3 jeunes dijonnais en vacances. La confrontation des générations va ainsi amener nos célèbres campeurs à se remettre en question. 

Camping 3 film 2016 avec Dubosc

Fabien Onteniente et Franck Dubosc ont compris leurs erreurs sur le second volet, véritable redite revue à la baisse du premier. Cette fois ci, ils proposent donc de nouvelles épreuves à leurs personnages.

Exit la blague éculée de la place de camping pour Jacky (Claude Brasseur), le papi du cinéma Français va jouer avec beaucoup d’autodérision sur sa sénilité naissante. Paulo (Antoine Duléry), amputé de sa moitié, va, quant à lui, se poser des questions sur sa sexualité. De son côté, Patrick (Franck Dubosc) est confronté au poids des années l’ayant étonnamment rendu plus responsable et conscient de son ridicule.

Les personnages principaux ont quelque chose de nouveau à défendre, et ce voyage de remise en question générationnelle offre des moments d’humour et de tendresse efficaces.

Camping 3 film 2016 avec Dubosc

 

Apéro pluvieux, apéro heureux ?

Cependant, le développement des anciens se fait au détriment des nouveaux. Ainsi les « jeunes » du casting n’ont pas de rôle à défendre. Ce ne sont que des prétextes sur lesquels rebondissent les campeurs habitués.

Et c’est bien là le défaut du film, la narration bien que suivant un fil rouge se perd en déviation, faisant de gros détours pour pouvoir à tout prix caler des gags plus ou moins efficaces.

C’est l’histoire qui suit les gags, alors que ça devrait être l’inverse. Une facilité scénaristique et de réalisation décevante où les péripéties sont parfois trop lointaines du sujet initial.
En témoigne la présence absolument inutile de Gérard Jugnot et celle de Michèle Laroque qui n’ont pas de personnages à défendre, seulement une caricature d’eux-mêmes sans intérêt narratif.

Camping 3 film 2016 avec Dubosc

Demeure une honnêteté de la démarche transpirant la bienveillance (notamment de son acteur principal), et quelques moments vraiment drôles qui font de ce « Camping 3 » un bon dernier volet de la trilogie, renouant avec ce qui avait fait le sel du premier.

Ce n’est pas du grand cinéma (en témoigne ses facilités scénaristiques, de réalisation, et de personnages) mais là n’est pas son ambition. Un bon petit film humoristique qui, pour peu qu’on accepte son rythme décousu, offre quelques pépites comiques (la jambe de bois).

 

Ma critique vidéo sur Camping 3 en 180 Sec

Bande Annonce de Camping 3

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Wen.
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