Bilan cinéma 2013 : des films pour le pire et pour le meilleur

Etrangement, depuis des années que des films sont annoncés, l’année 2013 a rarement été citée.
La populace ayant les yeux rivés sur les grosses productions des années 2012 et maintenant 2014 & 2015, l’année 2013 a été comme une année de vide cinématographique, au point que j’ai un mal fou a décidé de mon top 10 des meilleurs films de l’année. Je patauge, je réfléchis, je me creuse la tête au point d’en traverser ma boite crânienne dans une douleur atroce proche de l’amputation, mais je tourne en rond. Trouver 10 films qui me resteront après cette année passée devient complexe. Après, je ne dis pas que la production cinématographique a pris un an de vacances aux Canaris et que toute cette année était mauvaise, je dis juste qu’elle a été totalement déséquilibrée. Des grosses productions mal placées, un été rempli de blockbusters de faibles qualités, des mois alternant vide et remplissage consensuel, en d’autres termes, c’était un peu la merde pour s’y retrouver.
Alors quand Julien, grand créateur de Top250 pour qui je tapote ces quelques mots actuellement, m’a demandé de lui faire un article sur l’année 2013, je me suis senti bizarre. Comme un Casseur Flowters, j’étais bloqué.
Vais-je faire un top 10 ? Vais-je pondre 10 pages chiantes à crever avec une analyse de comptoir que même Gégé, 50 ans et fan de PMU n’oserait pas prononcer après son 10ème Ricard ?
Et c’est à force de réflexions (et de grattage de boîte crânienne, suivez un peu) que j’ai trouvé l’idée.

Toi lecteur avide qui lit ses quelques mots en fumant une clope sur ton canapé Ikea, je suis sûr que tu es tout aussi perdu que je le suis à l’approche du Nouvel An et du saumon péché en mer sans respect de sa flore. Toi aussi, ta mémoire te joue des tours, et il t’est difficile de te rappeler vraiment ce qui a pu te marquer cette année. Et bien je suis là pour ça. Je n’ai pas la Sainte Parole, mais j’ai le saint clavier, qui lorsqu’il ne me sert pas à taper « Youporn » dans ma barre de recherche passé 2 heures du matin, me sert à parler de cinéma.
Pour toi, lecteur que j’aime tant et respecte énormément, je t’offre ce cadeau de Noël (en retard certes). Voici un résumé par mois de ce qu’il ne faut SURTOUT pas oublier de cette année 2013, même quand Gégé te servira un 11ème Pastis le 2 janvier, oubliant que le Nouvel An, c’était la vieille, et de ce que tu peux effacer de ta mémoire tant cela avait peu d’intérêt. Si tu t’appelles Gégé, tu as déjà oublié 2013 de toute façon. Arrête de boire, c’est mauvais pour ton foie.


JANVIER

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : DJANGO UNCHAINED

django unchained

Difficile à croire mais oui, le dernier Tarantino a presque un an. Et seulement un an, il s’est imposé comme un standard incontournable du Western mais surtout un des meilleurs films de la carrière de QT (même lui le dit, je ne dis pas des conneries).
Alors pourquoi faut-il courir acheter le DVD/Bluray de Django Unchained si ça n’a pas été déjà fait ?
De un parce que c’est une erreur de ne pas l’avoir fait, 20 euros c’est rien, c’est le prix d’un Quick avec sa copine le jour de la Saint Valentin et je sais de quoi je parle, donc ça ne violera pas votre portefeuille (note de Julien : le bluray est même à 14,99€ sur Amazon :P).
Et deuxièmement parce que nous sommes là devant le renouveau de Tarantino.
Après un Inglorious Basterds trop grand public et un Boulevard de la Mort trop incompris, QT revient en défonçant la porte d’entrée à grands coups de barre à mine. Comme à chacun de ses films, il se sert de tous ses visionnages de gros nanars pour prendre un genre et l’étoffer à sa manière, mais pas seulement. Le film est bourré de références, sans être trop élitiste non plus malgré ses 2h45 ; les acteurs sont incroyables (mention spéciale à DiCaprio qui ne fait pas du DiCaprio et dieu que c’est bon) ; les dialogues impeccables ; la BO parfaite et l’univers cohérent, et ça, c’est un putain d’exploit au vu du nombre de conventions que QT dynamite dans le film.
Alors courrez voir le film si ce n’est pas déjà fait, vous en sortirez grandis. Et je ne dis pas ça parce que c’est mon réalisateur préféré.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : PAS TRES NORMALES ACTIVITES

pas très normales activités

J’y ai cru putain. Même après avoir vu la bande annonce, les affiches, et m’être assis dans la salle, la bave aux lèvres avec mon pop-corn à la main, j’y croyais encore. Parce que Maurice Barthélémy, parce que l’esprit malade de ce mec, parce que la parodie, parce que tout ça. Et puis le film s’est lancé. Et les envies de meurtres n’ont jamais disparus.
Au-delà du fait que le film ne respecte pas son univers ni ses conventions (SI TU FAIS UN FOUND FOOTAGE TU L’ASSUMES BORDEL TU METS PAS DU MULTI CAM AU MILIEU), c’est la pire chose que Barthélémy ait produit dans toute sa carrière. Ce n’est pas drôle. C’est un comble mais pour une comédie ce n’est pas drôle. C’est un ramassis de clichés sur les jeunes et les films d’horreur sans aucun réel second degrés tenu par un Norman totalement hors de contrôle au point qu’on se demanderait presque si à un moment il a eu un scénario entre les mains, et une actrice totalement sous exploitée au point que son nom s’est totalement effacé de mon esprit dès la seconde où je me suis allumé une cigarette en sortant de la salle. C’est racoleur, sale, mal filmé, mal joué, mal tout.
Et le premier qui me dit que ce film n’a pas été produit seulement pour surfer sur la vague du podcast web en espérant en tirer un peu de fric, je lui explose les genoux avec une tondeuse. Alors je n’écrirai rien de plus sur ce film, c’est une merde.
Vous pouvez visionner ma critique à chaud à la sortie de la salle de ciné dans la vidéo ci-dessous.

Critique au lit n°5 : Pas très normales activités

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

  • Maniac (Remake bourré de défauts mais servi par un Elijah Wood en pleine forme)

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


FEVRIER

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : …

RIEN DU TOUT. Quand je vous parlais de déséquilibre.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : DIE HARD 5

belle journee pour mourir

Dans le jargon, on appelle ça un viol de licence. Un type en sortant de la salle appellera ça une « grosse merde » et dieu sait qu’il aura raison. A vouloir trop tirer sur la corde sur une licence qui aurait dû s’arrêter après son 3ème film (son 4ème si on est VRAIMENT gentil) on obtient ce genre de saloperie sans âme. Des films où la trame est posée en 5 minutes (montre en main) pour ensuite balancer une scène de carambolage de voiture. Et puisqu’on en parle de cette scène, et que de toute façon je n’ai pas vraiment grand-chose à dire sur ce film si ce n’est que c’est une merde, avec du recul elle dure presque 15 minutes. 15 MINUTES D’EXPLOSIONS DE VOITURES. Putain. Creuvez quoi. Ce n’est pas un film, c’est une débauche d’explosions sans fond et je trouve déplorable que l’on puisse encore apprécier encore ce genre de raclure sous prétexte que « Haaan on pose son cerveau à l’entrée et c’est bon, on passe un bon moment ». Non.
On passe un moment de merde, devant un film de merde, qui nous prend tellement pour un con que l’on sort en tordant du cul tant le fist du réalisateur est mal passé. Les très bons films d’actions existent, regardez les années 80, ils en sont truffés, ou même plus récemment avec la saga « Expendables ». C’est possible de faire un bon film d’action, alors faites-le. Pourritures.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


MARS

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : SPRING BREAKERS

spring breakers

« Han » est le son que j’ai émis en sortant de la salle. Comme transporté, j’étais au nirvana. J’avais connu le plaisir, le vrai, le fort, celui qui arrive hélas trop rarement et j’en demandais encore au point de retourner voir le film encore deux fois en salle.
Avec sa promo, Spring Breakers avait de quoi faire peur : des couleurs flashy, des actrices Disney, le syndrome Projet X, bref, du teenage movie bien merdique. Mais tous avait occulté la chose la plus importante : c’est un film d’Harmony Korine, qui au-delà d’avoir déjà fait un film TRES bizarre du nom de « Gunmo » a aussi scénarisé les deux plus gros films de Larry Clark, à savoir « Kids » & « Ken Park ».
Que du cinéma brut de décoffrage, sans concession, où se côtoie ce que l’humanité a de plus beau mais surtout de plus sale, en deux mots, du GRAND CINEMA. Et c’est exactement ce qu’est « Spring Breakers ».
En collaboration avec le chef op’ de Gaspard Noé (« Irréversible », « Enter The Void », de la folie quoi), Korine a posé un univers fou, d’une beauté et d’une crasse incroyable, distillant tout au long du film une poésie à laquelle personne ne peut rester insensible. Tous les plans font sens, chaque ambiance visuelle est millimétrée, et les actrices Disney montrent enfin ce qu’elles sont vraiment, à savoir des actrices talentueuses lorsqu’elles sont bien dirigées. Je pourrai écrire 20 pages sur ce film, si ce n’est ma peur de vous empêcher de découvrir une des œuvres les plus importantes de l’année, voir de la vie d’Harmony Korine. Regardez ce film, c’est un petit bijou. Sous les apparences se cache de la pure poésie.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : LES AMANTS PASSAGERS

les amants passagers

Il y a là une petite différenciation à faire. A vrai dire, il m’est impossible de parler des Amants Passagers comme je parlais plus tôt de Die Hard pour la simple et bonne raison que le premier a été réalisé par Almodovar et pas par un pauvre branleur d’Hollywood qui voulait arrondir ses fins de mois. Or, ça n’excuse pas tout. C’est pas parce qu’on a réalisé « Volver » que forcément, on ne fait que des films de génie. L’argument de la bande annonce montrant 3 stewarts gay chantant « I’m So Excited » en se trémoussant dans un avion, pourtant, ça fait envie. Mais l’essai n’est ABSOLUMENT pas transformé. C’est lent, sans réel intérêt ni réels enjeux, beaucoup trop confus (et diffus) et au final, on se demande si Almodovar n’a pas juste réalisé le film pour caser ce fameux « I’m so excited » tant on a l’impression que l’histoire et la réalisation se prennent un coup de pied dans le cul à ce moment-là du film. Alors regardez plutôt Átame!, c’est vieux mais il y a Victoria Abril séquestrée par Banderas dedans, c’est tout de même plus palpitant.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


AVRIL

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : THE GRANDMASTER

the grandmaster

Quelle maitrise. Mon dieu quelle maitrise, et surtout quel talent. Wong Kar Wai (Wongichou pour les intimes) est le plus grand maniaque du cinéma actuel et dieu que c’est bon à voir.
Quand on sait à quel point le film a été dur à financer, puis à réaliser, puis à sortir après des tonnes de coupes dans le produit originel, on ne peut qu’être admiratif devant une telle maitrise. Chaque plan est millimétré (au point que certains ont mis jusqu’à 7 heures pour être juste mis en place avant d’être tourné) pour que chaque goutte d’eau, chaque reflet, chaque jeu de lumières ressorte EXACTEMENT comme cela était inscrit dans le cerveau malade de ce réalisateur de talent.
Alors oui, on peut déplorer la longueur du film ou son doublage français pourrave, mais si vous êtes bons (et je suis sûr que vous l’êtes), vous avalerez ces presque 3 heures de film (en chinois sous-titré S’IL VOUS PLAIT) tant cela passera comme du petit lait.
Wong Kar Wai filme ses scènes de combats comme il filme une scène de dialogue : tout est justifié, jamais exagéré, d’une beauté incroyable et surtout SURTOUT d’un assemblage extraordinaire. C’est un véritable coup de cœur.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : DES GENS QUI S’EMBRASSENT

des gens qui s'embrassent

Ok, on m’a dit une fois « Tu sais, des fois, les réalisateurs français, il faut qu’ils mangent ». Bien que cela explique le fait que plus de 50 comédies françaises soient sorties cette année (dont 90% de médiocre), cela n’explique pas comment Danièle Thompson peut encore imaginer avoir du talent.
Oui avec « Fauteuils d’Orchestre », tu avais su maîtriser un joli récit choral, oui avec « Le Code A Changé » tu avais encore su démontrer une petite maîtrise en surfant la côte de sympathie qu’avait Dany Boon à l’époque avant de tourner dans des films sur des volcans dont personne n’en a rien à foutre, mais là, même la critique prout-prout de bobos parisiens, tu sais, tous tes amis, ceux avec qui tu bois le café le dimanche matin, même EUX t’ont craché au visage. Et ils ont eu raison. Ce film est une merde consensuelle à l’extrême, pour parler gentiment des juifs, gentiment des arabes, gentiment des bobos, gentiment des problèmes de couples, en résumé parler gentiment de tout avec une réa. à chier, une musique à vomir, un humour absent et une lenteur à crever.
En résumé, si tu veux parler gentiment de trucs, fais-le avec tes deux/trois potes qui ont écrit une gentille critique sur ton film à l’époque de façon bien lèche-cul, le cinéma français est déjà bien dans la merde comme ça, laisse Kad Merad tranquille.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

  • Oblivion (Surprenant. Tom Cruise fait du Tom Cruise mais c’est sympa.)
  • Iron Man 3 (Le meilleur des 3. De là à dire que c’est un très bon film…)
  • L’écume des jours (Un univers qui peut captiver comme délaisser)

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


MAI

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : STOKER & MUD & GATSBY

gatsby stoker mud

Du fait que la place est limitée pour chaque critique, je parlerai brièvement de ces 3 films de génies.

Stoker

Park Chan Wook sur un scénario de Wentworth Miller dans un film en anglais alors que le réalisateur ne bite pas un mot de cette langue, c’est un pari plutôt risqué. Et pourtant, c’est une ENORME claque.
La lumière est divine et fascinante, le scénario est assez prévisible mais d’une force dans son rythme et sa narration qui ne peut pas laisser insensible, la réalisation est d’une beauté sans nom (Mr Old Boy quand même). En résumé, c’est un film coréen de génie avec des acteurs américains. C’est déroutant mais fascinant.
> Lire la critique complète de Stoker

Mud

Alors non, je n’ai pas vu « Take Shelter » et oui j’entre dans l’univers de Jeff Nichols sans préliminaires. Mais je m’en fous, parce que même si ça fait mal au début, c’est tellement bon. Lors de sa sortie, j’avais écrit une énorme critique (toujours disponible sur ce site d’ailleurs) où j’analysais dans tous les sens le sous texte du film, parce oui, c’est ce sous texte dingue qui me plait.
Etre capable de proposer un film compris de tous, avec un sous texte de génie, ça c’est du vrai cinéma. Alors quand en plus, c’est servi par des acteurs de talents, je ne peux que demander « Encore ».
> Lire la critique complète de Mud

Gatsby

J’entends cracher par-ci par-là des insanités provenant d’une élite assez chieuse et conservatrice ne comprenant pas le cinéma de Luhrmann, considérant son cinéma comme « Une merde niaise où la caméra est tenue par une grue bourrée. ».
Alors oui, ces films précédents ont tous des défauts (Australia en tête), utilisent toujours le même thème de la romance impossible, partent dans tous les sens, filent le tournis, OUI. Sauf que pour la 1ère fois, chacun de ces points est parfaitement maîtrisé. De la réa, au jeu, aux FX ou la musique, tout est maîtrisé à la perfection. Si vous ne devez voir qu’un Lhurmann, c’est bien celui-ci.
> Lire la critique complète de Gatsby Le Magnifique

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : ONLY GOD FORGIVES

only god forgives

Déception. Je ne sais pas quoi dire de plus. Nicolas Winding Refn, c’est le mec « à moitié » : seulement un film sur deux chez lui est un bon film. Si on enlève la trilogie Pusher, on obtient « Bronson » de très bonne qualité, « Valhalla Rising » chiant à creuver, « Drive » un de mes films préférés, puis « Only God Forgives » qui… Qui.
Ce film est une forme sans fond, et j’entends déjà râler les petits merdeux en école de cinéma avec leur « Non mais attends, c’est la beauté de l’image qui renvoi au désarroi de l’être, dans la tri dimension de » Mon cul. Oui le film est EXTREMEMENT bien réalisé. Oui les lumières sont sublimes. Oui la musique est bonne. Mais ce n’est pas parce que t’emballes un pet dans un joli papier cadeau que tu obtiendras autre chose qu’un pet. Non, ça reste vide avec une sale odeur. Et c’est là tout le problème de ce film. Alors, le prochain, c’est le bon.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


JUIN

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : STAR TREK INTO DARKNESS

star trek into darkness

OUI MONSIEUR. Oui monsieur JJ Abrams est dans la place. Et c’est bon. Parce que la licence Star Trek, que ça peut être chiant. On rappelle que tout ça commençait avec des mecs en pyjamas dans un décor en plastique, alors quand on voit ce que c’est devenu… JJ nous rappelle avec ce film ce qu’avait fait l’an passé Josh Whedon avec « Avengers » : réussir le pari impossible de satisfaire l’attente des fans ainsi que celle des néophytes tout en faisant un film bourré de références, sans prendre pour un con tous les autres. Et dieu sait qu’à notre époque il est difficile de produire ce genre de chose quand on sait à quel point les producteurs se foutent des créateurs et de leur public. Sauf que JJ, il a un peu crée LOST donc quand il parle un peu fort, les producteurs font courbettes et lui baisent les pieds. Ce qui lui permet d’imposer son style (du lens-flare PARTOUT), sa vision de l’univers et ses acteurs dont CUMBERBATCH (N’ayez pas peur, ce n’est pas un film de SF indigeste, tout le monde peut apprécier le film, toi le jeune tu l’aimeras, toi la vioque aussi, vous tous en serez fan. C’est obligatoire.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : …

Rien vu de si nul que ça. Faut dire que je n’ai pas vu « Man of Steel » aussi.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Nada. Déséquilibré je vous dis.

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


JUILLET

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : …

Un mois tout pourri. Pourtant c’est l’été, c’est le mois pour sortir au cinéma. Mais non.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : WORLD WAR Z

world war z

Je m’étais préservé jusque-là de parler de ce que je considère comme le plus grand foutage de gueule de l’année mais je dois le faire. Je dois le faire car sinon, vous, parents aimants, vous achèterez ce film pour votre ado en pensant faire une bonne action. Mais s’il fugue, ce sera de VOTRE FAUTE. Votre faute, car ce film est typiquement l’opposé de Star Trek dont je parlais plus haut.
C’est un film géré par des producteurs ne servant que leurs intérêts et fistant le plus profondément possible le pauvre spectateur pleins d’attentes.
Non ce n’est pas un film de zombies, tu ne verras jamais de sang vu que les producteurs voulaient le film TOUT PUBLIC, ce qui est un comble pour un truc de zombies. Non Brad Pitt ne joue pas bien dedans vu que ses dialogues ont été torchés par un gamin de 2 ans à base de « Tuer ce n’est pas bien / Si vous pouvez combattre, combattez BLA BLA BLA ». Non l’histoire n’a pas d’intérêt tant le déroulement est attendu et la fin merdique (à la fin, Brad Pitt sauve le monde par un placement de produit Pepsi. Non ce n’est pas une blague bordel.).
Pour faire simple, ceci est un film financé en pissant sur un magnifique bouquin d’origine dans le seul but d’amener des gens en salle parce que les zombies, c’est swag.
Raté, le film a fait un flop, donc non, les zombies ce n’est pas swag et ça t’emmerde.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


AOUT

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : THE CONJURING

the conjuring

A partir du début des années 2000 apparaît une nouvelle vague de réalisateurs de films d’horreur ayant tous une nouvelle vision fraîche et beaucoup plus actuelle de ce cinéma de genre.
Certains citeront Alexandre Aja, d’autres Xavier Gens, personnellement je citerai James Wan. Déjà parce qu’il est le créateur de la GENIALISSIME et trop sous-estimée saga SAW, mais aussi qu’il est le seul à tenir encore bien debout aujourd’hui.
Et c’est après m’avoir fait explosé le crane avec « Insidious » il y a 2 ans (que je considère encore aujourd’hui comme un des meilleurs films d’horreur du millénaire) qu’il est revenu nous éclater le crane cette année avec The Conjuring.
Sérieusement, qui a réussi ces dernières années à faire un film potable sur des exorcismes ? (à part « Le Dernier Exorcisme ». Qui possède malgré tout une fin de merde). James Wan, lui, il en est capable, il est un peu comme le Tarantino du cinéma d’horreur. Il se sert de tout ce qu’il a pu visionner au cours de sa vie pour alimenter son cinéma, et c’est grâce à cette connaissance très méthodique et décomposée des codes du genre qu’il arrive à transcender la chose. Rajoutez à ça une maîtrise du jumpscare (le « bouh » nul habituellement) et une bonne dose de plans séquences tous parfaitement orchestrés, et vous obtenez une œuvre Majeure. Avec un grand M. Un grand M avec des diamants recouverts d’or.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : JEUNE & JOLIE

jeune et jolie

J’en avais déjà parlé dans une critique sur ce site et je me sens obligé de redire quelques mots sur cette immondice avec une nouvelle vision que m’a apporté le visionnage de « La Vie d’Adele », parce que dans le fond, les deux films ont le même message : Le passage à l’age adulte.
Alors comment expliquer que l’un réussisse parfaitement son coup et reçoive une Palme d’Or tandis que l’autre n’a marqué aucun esprit laissant Marine Vacth comme un clodo sous un pont ? Parce que le cul.
« Jeune et Jolie » repose sur ça, essayant de faire passer la pilule par un pseudo message de merde métaphorique de mes deux dont tout le monde se fout vu quel le SEUL INTERET DU FILM est le cul de Marine Vacth. Il n’y a pas de prouesses de réalisation, ni d’écriture, ni de jeu, ni de RIEN.
C’est plat, c’est chiant, on s’emmerde, c’est mal joué et bref, je déteste ce film.
Et ça me tue que l’on puisse reprocher à « La Vie d’Adele » deux scènes de sexe ne dépassant pas au total 10 minutes sur un film de 3 heures avec des actrices de talent et une réa. maîtrisée quand on voit que cette nullité de « Jeune et Jolie » est composée à moitié, A MOITIE PUTAIN, de cul. Mal filmé en plus.
Alors ne faites pas d’erreur, regardez plutôt « Dans la maison », c’est sorti un an plus tôt, c’est vachement mieux foutu et c’est du Ozon. Comme quoi, ça ne marche pas à tous les coups.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


SEPTEMBRE

LE FILM qu’il ne faut pas oublier / LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre / Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

OUI EN SEPTEMBRE J’AI CHÔMÉ. C’est à ce moment-là que j’ai pris des vacances donc j’ai fait l’impasse sur beaucoup de choses. Vous m’en excuserez.

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


OCTOBRE

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : SNOWPIERCER

snowpiercer

LE film. LE film. Mon film préféré de l’année.
Et s’il l’est, ce n’est pas juste parce que « Oui j’ai bien aimé, bonne réalisation blablabla », c’est parce qu’il m’a tout simplement laissé sans voix.
Je suis sorti de la salle et ai marché 30 minutes sans être capable de dire un mot. J’ai passé 24h sans être capable de parler du film. Si ce n’est pas un signe ça… Ce film est la résultante de l’intégration des réalisateurs coréens dans le cinéma américain cette année (comme pour « Stoker » & « The Last Stand ») et ça fait du bien. Le cinéma coréen a toujours été un cinéma américain ne prenant pas ses spectateurs pour des couillons. Alors transposer le 1er avec les moyens du second, cela donne des œuvres majeures comme « Stoker » & ici « Snowpiercer » (oui « The Last Stand », on oublie).
Il y a des tonnes de niveaux de lectures, de l’émotion pas niaise, de l’action pas conne, des enjeux originaux, des tonnes d’univers. Et plus on avance de wagons, plus la réalisation s’adapte à l’univers nouveau, et plus on a l’impression que tout se trouve dans ce film.
Ce serait donc une erreur monumentale que de passer à côté de cette œuvre majeure de la science-fiction.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : METALLICA THROUGH THE NEVER

metallica

Hahahahaha. BON D’ACCORD, je l’assume, je suis un IMMENSE fan de Metallica. Donc forcément, un film avec Metallica, je tombe dans le panneau du fan service et je fonce. Hélas, avec du recul, cela m’emmerde énormément. Parce qu’à part regarder un film avec un GROS concert en IMAX, où un tiers est consacré à une intrigue scénaristique sans queue ni tête ET MAL REALISEE, ça me fend un peu le cœur.
Parce qu’au lieu de produire des films de très basse qualité seulement pour faire marcher le fan service (car seul un fan peut aimer ce film tant chaque seconde est une référence ou une connotation au groupe et son histoire), Metallica pourrait être en train de produire un nouvel album. Il pourrait même déjà être sorti tiens !
Mais non, Metallica pense que un film avec des explosions pourraves et un album pourri avec Lou Reed (je m’éloigne du sujet) contentera les fans. Oui. Une heure et demie. Mais ensuite ?
Et bien on s’en fout de ce film. On s’en fout totalement. Et personne n’achètera le DVD par ailleurs, si un fan veut voir du Metallica, il achète autre chose qu’un concert entrecoupé toutes les 5 minutes d’histoires inutiles. Vous m’avez déçu les mecs, mais je vous aime toujours. The Metal will never die.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

  • 9 Mois Ferme (Dupontel en pleine forme explose toutes les autres comédies de l’année)
  • Insidious 2 (Moins bien que le 1 et moins travaillé que Conjuring. Sympa sans plus. Ma critique à chaud dans la première vidéo plus bas.)
  • Gravity (Très bon. Mais Snowpiercer… Ma critique à chaud dans la deuxième vidéo plus bas.)
  • La vie d’Adèle (Très bon. Mais la gueule de Lea Seydoux.)

Critique au lit n°6 : Insidious 2

Critique au lit n°7 : GRAVITY (feat Timothée Hochet)

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


NOVEMBRE

LE FILM qu’il ne faut pas oublier : LES GARCONS ET GUILLAUME A TABLE

les garcons et guillaume a table

La grosse claque inattendue de cette année. Ah ça, pour sûr, je ne l’avais pas vu venir. Et elle fut bonne et agréable. J’avoue que je ne suis allé voir ce film que parce qu’il y avait « Don’t Leave Me Now » de Supertramp dans la bande annonce. Alors que le film regorge de tellement d’autres choses…
Il me permet déjà de découvrir un comédien (que j’avais déjà vu pleins de fois sans le remarquer), à savoir le GRAND, L’IMMENSE Guillaume Gallienne, qui nous plonge dans « son univers nombriliste et pourtant si universel » (ce n’est pas de moi ça, mais de Nicolas Bedos), avec une facilité déconcertante.
On est tous passé, garçon c’est à vous que je parle, par des rapports conflictuels avec sa mère (sans forcément passer par la case homosexualité refoulée hein) et chaque seconde du film résonne intérieurement jusqu’à faire pleurer comme une madeleine dans l’assaut final. OUI HOMME FORTS QUE NOUS SOMMES, IL NOUS ARRIVE D’ETRE FAIBLE. Oui il nous arrive de pleurer. Mais comment ne pas le faire devant de tels chefs d’œuvre.
Tout y est sublime, de la narration, à la mise en scène, à la musique, TOUT. L’influence du théâtre est omniprésente, et ce n’est pas un mal. Alors vive la Comédie Française, et vive Gallienne.

LE FILM qu’il faut jeter par la fenêtre : …

Nada. Pour une fois.

Les films à voir ensuite si vous avez un peu de temps

Les films que je n’ai pas vus, donc je ne peux pas en parler, mais j’en aurai peut-être parlé si je les avais vus


CONCLUSION

« Déjà la conclusion ? Sans mois de décembre ? »

Alors oui petit sacripant, je t’entends hurler, trépigner, et pleurer face à cet affront. Mais écrivant ces quelques lignes avant même que ce mois ne soit fini, il me semble compliqué de le juger, surtout quand on voit que les productions les plus intéressantes (« Le Loup de Wall Street », « Don Jon », « Tel Père, Tel Fils ») sont toutes sorties le 25, laissant un mois assez vide (si ce n’est « The Hobbit: The Desolation of Smaug » qui était vraiment cool, vous pouvez d’ailleurs découvrir ma critique à chaud à la sortie de la salle de ciné dans la vidéo qui suit).

Critique au lit n°8 :The Hobbit – La Désolation de Smaug

Alors non, pas de chronique sur le mois de décembre, je vous en parlerai peut-être l’année prochaine, cette douce année prochaine vers laquelle tous les regards se tournent.
Pourquoi tant d’engouement ? Voilà un listing non-exhaustif JUSTE DU MOIS DE JANVIER qui devrait vous remuer le sifflet… :

Et c’est juste pour le mois de Janvier… Imaginez le reste de l’année… Ça va être dantesque.
Sur ce, une raclette et deux filles à moitiés nues m’attendent, je dois vous laisser, en espérant que cette année encore je l’espère, vous prendrez énormément de plaisir dans les salles obscures… Quoi vous ne voulez pas me laisser partir ? S’il vous plait, laissez-moi ! LA RACLETTE EST SUR LE CORPS DES FILLES NUES PUTAIN !

Bonne année 2014,
Inthepanda

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Victor (alias Inthepanda). INTHEPANDA est une chaîne Youtube regroupant la chronique fiction « Unknown Movies » réalisée par Victor Bonnefoy, ainsi que toutes ses autres productions.
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