Les 10 répliques trop souvent entendues au cinéma !

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On le sait, le cinéma américain a des mécanismes dont il use et abuse pour aller toucher le spectateur là où ça fait du bien (ou mal, c’est selon).

Mais au-delà de l’image, du son et du langage cinématographique pur, comment ces mécanismes se retrouvent dans les dialogues et les répliques des films ? Certaines répliques s’entendent, film après film, depuis 50 ans, pour réveiller les mêmes émotions, faire vibrer les mêmes cordes et tirer les mêmes ficelles scénaristiques. Mais parfois, on se demande dans quelle mesure elles ne sont pas devenues des Insides Jokes ou des abdications des dialoguistes…

Jetons un œil sur le Top 10 des répliques cultes qu’on entend trop au cinéma !

 


1. Is that all you’ve got? / C’est tout ce que t’as ?

Réplique présente dans : Alien 3, Pirates des Caraïbes le secret du coffre maudit, Rocky 2, Ali, Scary Movie 2, la Ligue des Gentlemen Extraordinaires…

Avant les chocs de l’affrontement, le spectateur a besoin des frissons de l’anticipation. Et lorsqu’un personnage, protagoniste ou non, vient de se livrer à une démonstration de force, il est d’usage pour son adversaire de le provoquer en utilisant cette réplique. Cela peut faire craindre au spectateur l’escalade de violence ou, au contraire, le faire languir devant la promesse d’effets spéciaux encore plus impressionnants. Cette réplique est toujours un pivot dans l’affrontement de deux personnages

 


2. It’s gonna blow! / Ca va exploser !

Réplique présente dans : Armageddon, Apocalypse Now, Batman Begins, Les aventuriers de l’arche perdue, Destination finale, American Graffiti, Le retour du Jedi, Chicken Run, Mrs Doubtfire…

Si on aime vous promettre de la violence, on ne va pas se priver pour vous promettre une explosion ! Dans la droite lignée de l’effet de suspense, la menace d’une explosion donne une deadline à l’action, une impasse de laquelle les personnages doivent impérativement sortir dans un temps imparti, sous peine de repeindre les murs ou l’espace de leur hémoglobine. On observe toutefois une alternative récurrente : les personnages doivent échapper à l’explosion… Ou l’arrêter. Mais l’arrêter, c’est quand même moins drôle, non ?

 


3. We can do this the easy way, or the hard way.
On peut régler ça à la manière douce ou à la manière forte.

Réplique présente dans : Retour vers le futur 2, Attrape-moi si tu peux, Goldfinger, la nuit au musée, Inside Man, Fargo (série)..

Une des répliques les plus kitschs et récurrentes du cinéma est encore… Une menace ! Ici, nous sommes davantage dans le registre de l’interrogatoire et de la démonstration de force. Un personnage hostile (comique ou inquiétant) tente d’impressionner sa victime (et le spectateur) en lui donnant le choix de se soumettre ou de souffrir. C’est une porte ouverte sur la révélation du caractère profond du personnage menacé : va-t-il céder à la menace ? Ou affronter le châtiment ?

La récente série Fargo a magnifiquement détourné cette formule ridicule dans le premier épisode de sa deuxième saison :
« Listen, there’s two ways this can go … -Is one of them the hard way ? »

Va directement à 1 min 29 😉

 


4. Get outta there! / Sortez de la !

Réplique présente dans : Apocalypse Now, Armageddon, Le Monde de Nemo, Independance Day, Iron Man, Platoon, Reservoir Dogs, X men, Le Pic de Dante, Alien, Aliens, Alien 3, La dernière croisade, Les 2 tours, Matrix, Avatar, King Kong, Les dents de la mer, Million Dollar Baby, Public Enemies, L’arme fatale, La planète des singes: le commencement, Fourmiz…

D’une explosion, d’un broyeur, d’une fusillade, d’un incendie, d’une éruption, d’un temple qui s’effondre, d’un guet-apens… Une des plus belles traditions Hollywoodiennes c’est de sortir de là ! Ce que l’Histoire ne dit pas, c’est qu’Hollywood a tout piqué à … Fort Boyard. Si.

 


5. We’re not so different, you and I / Nous ne sommes pas si différent, toi (vous) et moi.

Réplique présente dans : Spider Man, Austin Powers, Les deux tours, Fast and Furious 4, Harry Potter et les reliques de la mort, Les aventuriers de l’arche perdue, Gladiator…

Nous quittons, pas longtemps, le registre de la menace pour une réplique qui joue davantage la carte de l’empathie. On peut définir l’antagoniste comme étant le personnage le plus incompris d’un film, car le spectateur est contraint d’adopter un point de vue opposé au sien : celui du protagoniste. Mais il arrive qu’au début ou au terme d’un affrontement, les deux ennemis se parlent. Ces conversations sont parfois l’occasion pour les scénaristes d’exprimer (plus ou moins adroitement) la complexité, la profondeur et l’ambivalence de leurs personnages en les rapprochant sur des plans idéologiques ou émotionnels.

Dernièrement, la série Netflix Daredevil a dressé des parallèles intéressants entre le héros éponyme et ses deux ennemis : Wilson Fisk et le Punisher.

 


6. There’s a storm coming. / Une tempête approche.

Réplique présente dans : Batman Begins, The Dark Knight Rises, Twilight, La nuit au musée, Point Break, Terminator, Impitoyable, Sherlock Holmes, Shutter Island, l’Etrange histoire de Benjamin Button, Skyfall, Le retour du roi, Harry Potter et l’ordre du phénix, Donnie Darko…

Menace ! Menace ! Menace et promesses de péripéties ! C’est à se demander ce que le cinéma américain populaire propose d’autre. Pourtant, ici, pas d’explosion, pas de feu ni de sang. La menace d’une tempête (de tradition littéraire) est davantage la promesse d’un tourment intérieur chez les personnages, d’un bouleversement profond de l’ordre établi et des schémas connus par le spectateur. Cette réplique est régulièrement présente dans les sagas et trilogies qui peuvent se permettre d’installer un univers pour mieux en renverser les fondations.

 


7. We’ve got Company! / On a d’la compagnie !

Réplique présente dans : La guerre des étoiles, Le Monde de Nemo, Hellboy, Shrek, Pirates des Caraïbes, Indiana Jones le temple Maudit…

Nous touchons enfin au nec plus ultra de la réplique récurrente. Cette réplique n’a que très peu d’intérêt direct pour le spectateur car elle est, la plupart du temps, servie lorsque la menace a déjà été identifiée. C’est donc, la plupart du temps, un nouvel appel à la fuite ou la violence (éliminer les nouveaux ennemis). Toutefois, il arrive que cette réplique soit servie par un personnage pour en avertir un autre qu’il sera bientôt menacé par des adversaires auxquels il ne s’attendait pas. Suspense, donc. Mais en dehors de son statut culte dans Star Wars, la réplique est plutôt lourdingue.

 


8. I have a bad feeling about this / J’ai un mauvais pressentiment.

Réplique présente dans : Pratiquement tous les star wars, Tonnerre sous les tropiques, Le royaume du crane de crystal, No country for old men, 2001, l’Odyssée de l’espace, Gravity, Burn after reading, Platoon, Aliens…

Réplique culte par excellence dans toute la saga Star Wars (elle est prononcée dans chaque épisode) et même saluée dans Indiana Jones (par Harrison Ford, bien sûr), il n’est pas rare que cette réplique puisse être délivrée de façon plus nuancée, plus fine. C’est notamment le cas chez les frères Coen ou Kubrick. Comme la menace de la tempête, le mauvais pressentiment est contagieux et inquiète le spectateur, le déséquilibre face à un conflit imminent ou une perte de repères à connotation bien souvent négative.

 


9. You don’t get it, do you? / T’as toujours pas compris, n’est-ce pas ?

Réplique présente dans : Le Diable s’habille en Prada, Austin Powers, Toy Story, La nuit au Musée 2, Hitch, Le Prestige, Terminator, Le chevalier Black, Platoon, H2G2…

La réplique maladroite par excellence. Elle pourrait être régulièrement utilisée pour faire un bond dans la narration et déséquilibrer le spectateur en révélant la limite d’un personnage, un élément inattendu de l’intrigue ou en remettant totalement en question les enjeux du film. C’est rarement le cas. La plupart du temps, cette réplique vise l’impact émotionnel facile, annonce une rupture idéologique ou émotionnelle entre deux personnages et souligne un décalage que le spectateur a compris depuis bien longtemps…

 


10. I didn’t sign up for this / C’était pas dans mon contrat / J’ai pas signé pour ça !

Réplique présente dans : The Dark Knight, Avatar, La nuit au musée, Spider-man, Wolverine, Bad Boys 2, Captain Phillips…

Ma petite préférée du classement. J’éprouve le pire dégout du Monde pour cette réplique qui semble (et je l’espère) être une blague de scénariste qui a mal tourné. Souvent livrée par un figurant dont c’est la seule prise de parole, cette réplique se veut amusante et décalée ? Souhaite souligner la bizarrerie, l’imprévisibilité d’une situation ? Non, je n’y arrive pas. Cette réplique est une catastrophe.

Il arrive néanmoins qu’elle soit délivrée par un rôle principal pour souligner la droiture morale du personnage, son opposition à l’autorité ou sa révolte face à la tournure inattendu des événements. Dans ces cas-là … Dans ces cas-là … Non, c’est quand même très mauvais. C’est une mauvaise réplique. N’écrivez-plus ça, s’il vous plait.

 


Dur dur de réinventer les codes du dialogue dans les super-productions. Mais n’est-ce pas aussi ce qui réconforte le spectateur assoiffé de spectacle sans prise de tête ?

Vous connaissez d’autres répliques que l’on entend partout ? Il y en a d’autres qui vous sortent par les oreilles ? Echangeons dans les commentaires 🙂

Dorian Masson. Mon blog : The Big Leblogski.com - Mon profil Top250 : @dorianmasson - Mon profil Facebook : Dorian Masson - Mon site réalisateur : dorianmasson.com

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